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"Nous venons d'être priés de suspendre toute attaque" : Donald Trump dit avoir stoppé des frappes américaines contre l’Iran

Donald Trump a affirmé avoir suspendu de nouvelles frappes américaines contre l’Iran, en coordination avec Israël, après des demandes venues de Téhéran et d’autres pays du Moyen-Orient. Le président américain conditionne ce revirement à la conclusion rapide d’un accord, alors que Washington redoute une nouvelle escalade régionale autour du détroit d’Ormuz.

Donald Trump s'adresse aux journalistes le 19 juillet 2026 sur la base aérienne d'Andrews, dans le Maryland.

Crédit : Andrew Harnik / Getty Images via AFP

AFP

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Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis et Israël avaient décidé de suspendre les nouvelles frappes envisagées contre l’Iran, à la demande de Téhéran et d’autres pays de la région. Selon le président américain, cette suspension reste conditionnée à la conclusion rapide d’un accord.


La veille encore, lors d’un conseil des ministres, Donald Trump avait menacé de frapper l’Iran "très fort". Mais dans un message publié dimanche sur Truth Social, il a assuré que Washington était prêt à agir avec une puissance militaire inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, tout en disant avoir accepté d’annuler l’attaque après des sollicitations venues du Moyen-Orient. "Nous venons d'être priés par l'Iran, et par d'autres pays du Moyen-Orient, de suspendre toute attaque", a-t-il écrit. Israël, a-t-il ajouté, s’associe à cette position. 

Dans le même message, Donald Trump a précisé que l’accord attendu avec l’Iran devrait prévoir l’ouverture "complète et totale" du détroit d’Ormuz, ainsi que la fin de la menace nucléaire iranienne.

Le prince héritier saoudien pousse Trump à la désescalade

Cette annonce intervient alors que les États-Unis ont appelé leurs ressortissants à "envisager de quitter" le Moyen-Orient en raison d’un risque d’escalade. Selon plusieurs médias américains, Washington préparait de nouveaux bombardements massifs pendant le week-end. CBS News a notamment affirmé que les États-Unis et Israël envisageaient des frappes conjointes visant notamment des raffineries de pétrole et des centrales électriques.


D’après Axios, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane a appelé Donald Trump samedi pour lui faire part de ses inquiétudes face à ces projets. Une source citée par le média affirme qu’il a exhorté le président américain à "désamorcer" la situation et à renoncer aux frappes. La Maison Blanche n’a pas réagi dans l’immédiat.

Une guerre régionale toujours sous tension

Jeudi, le Pakistan, qui joue un rôle de médiateur, avait indiqué que les belligérants négociaient en vue d’une désescalade, notamment autour du détroit d’Ormuz, verrouillé par Téhéran. Mais samedi, l’armée iranienne a accusé les États-Unis d’alimenter au contraire "l’escalade des tensions".
Mercredi, un drone a frappé un navire gazier appartenant à une société américaine dans un port égyptien. L’Égypte a ouvert une enquête sans désigner, à ce stade, de responsable.

Avant l’annonce de Donald Trump, le secrétaire d’Etat Marco Rubio avait affirmé sur Fox News que les capacités militaires iraniennes avaient été affaiblies et que les dirigeants de Téhéran semblaient désormais disposés, voire pressés, de conclure un accord sur la dénucléarisation.

La guerre au Moyen-Orient a commencé le 28 février avec des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, suivies de ripostes iraniennes par missiles et drones. Malgré un protocole d’accord signé à la mi-juin pour ouvrir des pourparlers de paix, de nouvelles frappes réciproques ont eu lieu début juillet.

En mer Rouge, les Houthis accentuent la pression

Le conflit s’est aussi étendu en mer Rouge. Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont annoncé un blocus des ports saoudiens et revendiqué plusieurs attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume. Cette situation menace la circulation maritime à Bab el-Mandeb, passage stratégique dont l’importance s’est renforcée avec le blocage du détroit d’Ormuz.

Les Houthis ont toutefois démenti samedi vouloir imposer des droits de passage aux navires empruntant Bab el-Mandeb, contrairement à ce qu’avait affirmé un ministre yéménite. Cette nouvelle poussée de tensions a provoqué cette semaine une hausse marquée des prix du pétrole, avec un bond de 7,66% du baril de Brent mercredi, à 90,53 dollars.

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