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Orlando : des familles de victimes portent plainte contre Google, Twitter et Facebook

Les familles des victimes accusent Google, Facebook et Twitter d'avoir contribué à la radicalisation de l'auteur de la fusillade en juin dernier.

Les États-Unis ont été frappés par la pire fusillade de leur histoire dimanche 12 juin à Orlando
Les États-Unis ont été frappés par la pire fusillade de leur histoire dimanche 12 juin à Orlando Crédit : David Goldman/AP/SIPA
Philippe Peyre
Philippe Peyre

Dans quelle mesure Google, Facebook et Twitter peuvent-ils être tenus pour responsable de la radicalisation d'un utilisateur ? C'est ce que la justice américaine va devoir trancher. Les familles de trois victimes tuées le 12 juin dans la fusillade d'Orlando (Floride) ont porté plainte lundi 19 décembre devant la justice fédérale des États-Unis contre les trois géants de l'Internet qu'elles accusent d'avoir contribué à la radicalisation d'Omar Mateen, l'auteur de la tuerie, rapporte Le Monde

Le tueur du Pulse, la boîte de nuit fréquentée par la communauté homosexuelle visée par l'attaque qui a fait 49 morts et 53 blessés, avait affirmé qu'il agissait au nom de l'organisation État islamique avant d'être abattu par la police. 


Les familles de Tevin Crosby, Javier Jorge-Reyes et Juan Ramon Guerrero ont affirmé que les trois sociétés qu'ils visent dans leur plainte "ont fourni au groupe terroriste EI des comptes leur permettant de diffuser leur propagande extrémiste, de lever des fonds et d’attirer de nouvelles recrues". Un "soutien matériel" qui a, selon eux, "été essentiel dans l'essor de l'État islamique et lui a permis de mener ou de faire mener de nombreuses attaques terroristes". 

Une action qui a peu de chances d'aboutir...

Contactés par le quotidien du soir, Twitter n'a fait aucun commentaire et Google n'a pu être joint. De son côté, Facebook a indiqué que les groupes qui soutiennent ou s'engagent dans le terrorisme n'ont pas leur place sur la plate-forme et qu'il intervenait immédiatement lorsque des contenus de ce type étaient signalés. 

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Les actions en justice contre ces mastodontes du net ne sont pas rares mais comme l'explique Le Monde, ces plaintes ont peu de chances d'aboutir car une loi de 1996 prévoit de ne pas tenir pour responsable les opérateurs Internet des contenus postés par des tiers.

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