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"On n'est pas capable de menacer Poutine" : le Premier ministre belge réclame "un deal" avec la Russie sur la question de l'Ukraine

Le Premier ministre belge Bart De Wever estime samedi 14 mars qu'il n'est possible de faire capituler Moscou qu'à condition d'avoir "le soutien à 100% des États-Unis", ce dont il doute.

Le Premier ministre belge Bart De Wever, à Rijkhoven le 12 février 2026.

Crédit : NICOLAS TUCAT / POOL / AFP

AFP - édité par Gabriel Joly

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L'Union européenne n'est actuellement pas en mesure de faire plier la Russie et son président Vladimir Poutine dans sa guerre contre l'Ukraine et elle devrait bénéficier d'un mandat de ses pays membres pour négocier avec Moscou, estime samedi 14 mars le Premier ministre belge Bart De Wever.

"Comme on n'est pas capable de menacer Poutine en envoyant des armes à l'Ukraine et qu'on ne peut pas l'étouffer économiquement sans l'appui des États-Unis, il ne reste qu'une méthode : faire un deal", déclare ce conservateur flamand dans un entretien avec le journal belge L'Echo.

Il juge que mettre à genoux la Russie ne serait possible qu'à condition d'avoir "le soutien à 100% des États-Unis". "Mais ils ne sont pas du tout pour l'Ukraine. Je pense parfois qu'ils sont plus proches de Poutine que de Zelensky", poursuit Bart De Wever. "Sans mandat pour aller négocier à Moscou, on n'est pas à la table des négociations où les Américains, eux, vont pousser l'Ukraine à accepter un deal et je peux déjà dire que ce sera un mauvais accord pour nous", affirme-t-il.

Plusieurs dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron, ont récemment cherché à relancer les contacts avec Vladimir Poutine dans le but de ne pas laisser les États-Unis de Donald Trump tenter seuls d'aboutir à un règlement du conflit.

Les Européens doivent s'accorder

Mais la cheffe de la diplomatie de l'UE, l'Estonienne Kaja Kallas, considère que les Européens doivent d'abord s'entendre entre eux sur ce qu'ils attendent de la Russie, avant de parler à son président.

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Le mois dernier, elle a insisté pour que l'Europe formule "des exigences maximalistes" et pousse le Kremlin à faire des concessions, y compris en acceptant de réduire ses forces armées. 

L'Allemagne, l'un des principaux soutiens de l'Ukraine depuis l'invasion massive déclenchée par la Russie en février 2022, exige aussi une grande vigilance sur les conditions à réunir pour mettre fin aux hostilités. "Nous devons tous être conscients que la manière dont nous mettrons fin à cette guerre en Europe aura une incidence durable sur notre vie et notre rôle dans le monde", a averti le chancelier Friedrich Merz fin février, considérant que la Russie n'était "pas en train de gagner" dans ce conflit contrairement à ce que sa propagande veut laisser croire.

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