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Novitchok : les relations se tendent encore un peu plus entre Moscou et Londres

Londres a nommément accusé jeudi le président russe Vladimir Poutine d'être responsable de l'attaque au Novitchok perpétrée en mars contre un ex-espion russe en Angleterre, avant une réunion au Conseil de sécurité de l'ONU sur cette affaire à l'origine d'une grave crise diplomatique avec Moscou.

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Novitchok : les relations se tendent encore un peu plus entre Moscou et Londres Crédit Image : Alexei Druzhinin / SPUTNIK / AFP et / RUSSELL CHEYNE / RTL | Crédit Média : Marie Billon | Durée : | Date : La page de l'émission
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Cécile De Sèze
et AFP

Les tensions repartent de plus belle entre la Grande-Bretagne et la Russie. Londres a émis un mandat d'arrêt contre deux membres du renseignement militaire russe, mercredi 5 septembre, avant de déclarer que Vladimir Poutine était "responsable" en "dernier ressort". 

Theresa May a provoqué la stupéfaction en annonçant elle-même les poursuites contre les ressortissants russes lors d'un point sur l'empoisonnement au Novitchok au Conseil de sécurité de l'ONU. Puis le secrétaire d'État britannique à la Sécurité, Ben Wallace, a renchéri le lendemain en visant directement le chef d'État russe.

La réponse a été presque immédiate. Le Kremlin a jugé "inadmissible" d'accuser le pouvoir russe dans cette affaire. "Des accusations quelconques visant le pouvoir russe sont pour nous inadmissibles", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Ni les hautes autorités de la Russie, ni les responsables d'un niveau moins important (...) n'ont quoi que ce soit à voir avec ce qui s'est passé à Salisbury", a-t-il souligné.

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Grave crise diplomatique entre la Russie et l'Occident

Depuis le départ, Londres accuse Moscou d'être à l'origine de l'attaque. Cette affaire avait engendré une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux, débouchant sur une vague d'expulsions croisées de diplomates et l'adoption en août de sanctions économiques par les États-Unis.  

L'ambassadeur américain à Londres, Woody Johnson, et le gouvernement australien, ont exprimé leur soutien au Royaume-Uni.  

Ben Wallace a déclaré que son gouvernement chercherait à "maintenir la pression" sur la Russie pour signifier que son "comportement est totalement inacceptable". Parmi les options envisagées figurent "davantage de sanctions", a-t-il précisé.  

Réunion urgente prévue aux Nations unies

Le Royaume-Uni a demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies, prévue à 15h30, pour informer ses membres de l'évolution de la situation, tandis que le chargé d'affaires russe à Londres a été convoqué au ministère des Affaires étrangères. 

"Bien sûr, en tant que membre permanent, la Russie défendra sa position en usant probablement d'un veto", a ajouté le secrétaire d'Etat, dont le pays dispose également d'un siège permanent au Conseil de sécurité. 

La Russie, qui nie toute implication, a dénoncé mercredi une "manipulation de l'information". "Londres continue de faire preuve d'une diplomatie de mégaphone antirusse, en poursuivant son spectacle de propagande", a estimé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.  

Les Skripal ont survécu à l'empoisonnement, ainsi que le policier leur étant venu en aide. Mais fin juin, le Novitchok avait fait deux nouvelles victimes à Amesbury, ville voisine de Salisbury, dont une est décédée. 

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Novitchok : les relations se tendent encore un peu plus entre Moscou et Londres
Londres a nommément accusé jeudi le président russe Vladimir Poutine d'être responsable de l'attaque au Novitchok perpétrée en mars contre un ex-espion russe en Angleterre, avant une réunion au Conseil de sécurité de l'ONU sur cette affaire à l'origine d'une grave crise diplomatique avec Moscou.
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2018-09-06 15:30:49
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