2 min de lecture Attentat suicide

Nigeria : ses parents l'auraient poussée à commettre un attentat

Mercredi, une Nigériane de 14 ans a accusé ses parents de l'avoir poussée à commettre une attaque suicide.

Le marché de Kano après l'attaque suicide de deux femmes, le 10 décembre 2014 (archives).
Le marché de Kano après l'attaque suicide de deux femmes, le 10 décembre 2014 (archives). Crédit : AMINU ABUBAKAR / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Une Nigériane de 14 ans, récemment arrêtée le corps ceint d'explosifs dans le nord du Nigeria, a accusé mercredi 24 décembre ses parents de l'avoir poussée à commettre une attaque suicide.

La police nigériane a présenté cette jeune fille, identifiée sous le nom de Zahra'u Babangida, comme étant la jeune kamikaze arrêtée le 10 décembre à Kano, où un marché bondé de cette grande ville du nord nigérian avait été la cible d'une double attaque suicide qui avait tué 10 personnes.

Ils m'ont dit "tu iras au paradis si tu le fais", et j'ai dit "non je ne peux pas le faire".

Zahra'u Babangida
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Au cours d'une conférence de presse, la police nigériane a incité la jeune fille à raconter comment les insurgés islamistes l'auraient forcée à prendre part à l'attaque suicide. Elle a raconté que ses parents étaient des sympathisants du groupe islamiste Boko Haram. Ils l'auraient amenée dans une cache du groupe islamiste dans la forêt.

Un des chefs lui aurait alors demandé si elle savait ce que c'était qu'une attaque suicide, a-t-elle dit. "Ils m'ont demandé si je pouvais le faire, et j'ai dit non", a raconté la jeune fille aux journalistes. "Ils m'ont dit 'tu iras au paradis si tu le fais', et j'ai dit 'non je ne peux pas le faire'. Ils m'ont dit qu'il me tireraient dessus ou me jetteraient dans un cachot". Il n'était pas possible de vérifier ses dires, et la jeune fille n'était pas assistée par un avocat. 

Recours courant aux jeunes femmes

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Menacée de mort, Zahra'u a raconté avoir finalement accepté de participer à l'attaque, mais a assuré ne "jamais avoir eu l'intention de vraiment le faire". Elle et trois autres filles, les vêtements bourrés d'explosifs, ont alors été conduites au marché. Zahra'u a raconté avoir été blessée lorsque les autres femmes se sont fait exploser. Elle a fui le marché et s'est rendue dans un hôpital, où l'on a découvert qu'elle portait une ceinture d'explosifs.

Le groupe Boko Haram utilise de plus en plus souvent à des femmes pour commettre des attaques suicides, dont des adolescentes. Selon des observateurs, le groupe islamiste utilise des femmes kamikazes pour illustrer la diversité de ses tactiques de terreur.

Si son histoire est confirmée, le cas de Zahra'u serait le premier dans lequel des parents poussent leur fille à prendre part à une attaque mortelle.

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