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Naufrage en Chine : au moins 396 morts, plus d'espoir de retrouver des survivants

Seuls 14 rescapés ont été retrouvés après le naufrage lundi en Chine d'un navire de croisière qui transportait 456 personnes.

Les autorités chinoises ont admis qu'il n'y avait plus d'espoir de retrouver des survivants après le naufrage d'un navire de croisière le 1er juin dans le Yangtsé avec 456 personnes à bord.
Les autorités chinoises ont admis qu'il n'y avait plus d'espoir de retrouver des survivants après le naufrage d'un navire de croisière le 1er juin dans le Yangtsé avec 456 personnes à bord.
Crédit : STR / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

La douleur et la colère ont remplacé l'espoir. Les chances de retrouver des survivants sont quasi nulles ont admis ce samedi 6 juin les autorités chinoises après le naufrage lundi du navire de croisière "L'Étoile de l'Orient" dans le Yangsté. Sur les 456 passagers, principalement des retraités et personnes âgées, seuls 14 rescapés ont été retrouvés. Selon un bilan officiel communiqué par l'agence Chine Nouvelle, le nombre de morts confirmés atteint 396.

"Je me sens dévasté, si triste", a déclaré Gao Rufu, dont la soeur de 62 ans participait à la funeste croisière entre Nankin (est) et Chongqing (centre). En l'absence de nouveaux survivants, le bilan final de la catastrophe s'éleverait à 442 morts et disparus pour 14 rescapés, soit le plus meurtrier accident de navigation en Chine depuis près de 70 ans. Quarante-six passagers sont toujours portés disparus.

Un drame qui a mobilisé plus de 3.400 soldats et 1.700 hommes de la police paramilitaire cette semaine  avec 149 bateaux.
Le président chinois Xi Jinping, qui a dirigé jeudi une réunion extraordinaire du comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois (PCC), la plus haute instance dirigeante du pays, sur le sujet.

La colère des proches

À Jianli, dans le centre du pays, l'épave du navire, 2.200 tonnes pour 76 mètres de long, qui avait chaviré quille en l'air, a été remise d'aplomb vendredi à l'aide de deux puissantes grues. Encore à demi immergé, l'opération de redressement, avait été décidée "sur la base de l'opinion générale qu'il n'y avait plus de possibilité de survie" selon un porte-parole du ministère des Transports.

Passée la tristesse, c'est désormais la colère qui anime les proches des naufragés. Alors que des dizaines d'entre eux ont manifesté mercredi à Shanghai, ulcérés par le manque d'informations, avant de se heurter à une intervention musclée de la police, près de 1.200 personnes étaient réunis ce vendredi 5 juin sur les lieux du naufrage, étroitement contrôlé par les forces de l'ordre.

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Après le recueillement ému d'une veillée nocturne aux bougies le long du fleuve, les familles laissaient éclater leur mécontentement. "Tout ce qu'on nous donne, ce ne sont que des paroles soigneusement pesées, pleines de contre-vérités", s'énervait un vieil homme, qui s'était glissé dans une conférence de presse avant de devoir en sortir, escorté par des policiers.

Le capitaine visé

Sur l'application de messagerie WeChat, une pétition circulait entre les familles des victimes, exigeant des "excuses formelles" par les dirigeants du pays, une enquête auprès de l'opérateur du navire et des agences de tourisme impliquées. La pétition réclamait également des indemnisations, et en appelait à la "peine de mort" pour le capitaine de "l’Étoile de l'Orient", qui compte au nombre des survivants, blâmé pour avoir poursuivi sa route en plein orage avant de réchapper au désastre.

"Bien entendu, je suis furieux contre le capitaine!", s'exclame avec rage M. Gao, arrivé à Jianli en quête désespérée d'informations sur sa sœur. "Comment cela se fait-il que tant de navires se soient arrêtés (en raison des mauvaises conditions météorologiques ce soir-là), tandis que lui continuait sa route?", a-t-il déclaré, avant d'être interrompu par un policier. De son côté, Wang Jianhua, vice-président de l'entreprise opérant le navire, a assuré à la presse chinoise que "le bateau avait essayé de faire demi-tour" mais que "toute manœuvre est difficile en un temps aussi court".

"L’Étoile de l'Orient" avait été signalé il y a deux ans parmi les embarcations contrevenant aux obligations réglementaires de sécurité, selon un document du Bureau des Affaires maritimes de Nankin, mais aucun détail n'était fourni sur l'état du navire.

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