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Mistral : Poutine et la Russie veulent être remboursés

"Il y a un contrat, nous partons du principe qu'il sera respecté", assure Poutine au sujet des Mistral français promis à la Russie.

Vladimir Poutine, le 6 septembre 2014, à Kyzyl.
Vladimir Poutine, le 6 septembre 2014, à Kyzyl. Crédit : ALEKSEY NIKOLSKYI / RIA NOVOSTI / AFP
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et AFP

Le président Vladimir Poutine a indiqué samedi 6 décembre espérer que la Russie serait remboursée si la France ne livre pas les navires de guerre Mistral, après une rencontre avec son homologue français François Hollande.

"Nous n'avons même pas évoqué le sujet (des Mistral)", a déclaré l'homme fort du Kremlin à des journalistes. "Il y a un contrat, nous partons du principe qu'il sera respecté, sinon nous espérons qu'on nous rendra l'argent que nous avons payé".

Ces déclarations de Vladimir Poutine interviennent au lendemain d'un rappel à l'ordre de Moscou: la France doit "remplir toutes ses obligations" et livrer à la Russie les navires de guerre Mistral qu'elle lui a vendus, faute de quoi sa "réputation" sera en jeu.

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Un climat de guerre froide

Or c'est précisément la guerre en Ukraine qui, de l'avis de la France, empêche la livraison du premier des deux navires Mistral que Paris a vendus à la Russie, un contrat qui déplaît aux Américains, dans le climat actuel d'un retour à une Guerre froide.

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François Hollande avait ainsi annoncé le report "jusqu'à nouvel ordre" de la livraison du premier Mistral, considérant "que la situation actuelle dans l'est de l'Ukraine" ne permettait toujours pas cette livraison. "Pour l'instant on ne livre pas", a encore déclaré le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avant d'ajouter : "On pourrait ne jamais livrer. Il faut que les Russes se rendent compte de cette situation".

Face au refus de Hollande d'honorer une vente conclue en juin 2011 par son prédécesseur Nicolas Sarkozy, Moscou a proféré des menaces d'amendes et de dédommagements, selon les termes négociés par les deux parties.

Un contrat signé par Sarkozy

Premier d'une série de deux Mistral, le Vladivostok devait initialement être remis à Moscou mi-novembre, dans le cadre d'un contrat de 1,2 milliard d'euros entre la Russie et le constructeur naval français DCNS. Les Mistral sont des navires polyvalents, pouvant transporter des troupes, des hélicoptères, des chars, et mettre à l'eau des chalands de débarquement, grâce à leur radier, une "porte" aménagée à la surface de l'eau.

Véritables "couteaux suisses" des marines de guerre modernes, ils sont utilisés pour des opérations de projection, pour accueillir un état-major embarqué ou un hôpital équivalent aux besoins d'une ville de 25.000 habitants. 

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