1 min de lecture Londres

Londres : renvoyée parce qu'elle ne portait pas de talons hauts

Refusant d'aller spécialement acheter des talons hauts, une employée de 27 ans a été licenciée dès son premier jour.

Des talons aiguilles (image d'illustration)
Des talons aiguilles (image d'illustration) Crédit : Michael Kovac / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

C'est un motif de licenciement pour le moins surprenant qu'a reçu une femme de 27 ans à Londres. Celle-ci a raconté dans la presse britannique avoir été renvoyée chez elle dès le premier jour parce qu'elle portait des chaussures plates, alors qu'elle avait été engagée comme réceptionniste de manière temporaire par une agence du cabinet d'audit PwC à Londres. "Lorsque je suis arrivée au travail, on m'a interdit de travailler parce que je ne portais pas de talons. J'ai exprimé ma surprise et ils m'ont expliqué que les chaussures plates ne faisaient pas partie du code vestimentaire pour les femmes", a raconté Nicola Thorp, 27 ans, au quotidien Evening Standard

Ensuite, "le superviseur m'a dit que je serais renvoyée chez moi sans être payée si je n'allais pas dans une boutique m'acheter une paire de chaussures à talons de 5 à 10 centimètres. J'ai refusé et il m'a renvoyée", a ajouté la jeune femme. Elle s'est défendue sur la BBC : "J'étais supposée travailler neuf heures par jour, à escorter des clients dans des salles de réunions. J'ai dit que je ne pouvais tout simplement pas faire ça perchée sur des talons".

Une pétition sur le site du Parlement britannique

Interrogé par l'Evening Standard, un porte-parole de PwC a expliqué que la société sous-traitait son service de réception. "Le code vestimentaire dont il est question ne fait pas partie de la politique de PwC. Nous sommes en discussions avec notre sous-traitant sur cette politique", a-t-il ajouté. Après avoir interrogé une association de conseil aux salariés qui lui a expliqué que les employeurs avaient le droit d'imposer un code vestimentaire, Nicola Thorp a donc décidé de faire appel aux législateurs, en lançant une pétition sur le site du Parlement dans laquelle elle réclame l'abrogation de codes "datés et sexistes". Celle-ci a déjà recueilli plus de 120.000 signatures. Un chiffre symbolique puisqu'au-delà de 100.000 signatures, un débat parlementaire peut être envisagé.

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