2 min de lecture

Les mystères du système solaire bientôt percés ? Une sonde japonaise, aidée d'engins français, envoyée vers les lunes de Mars

Une sonde a été lancée depuis le Japon, avec deux engins français, direction l'une des lunes de Mars. L'objectif est de récupérer des échantillons pour en savoir plus sur les origines du Système solaire.

Des éléments du Martian Moons eXploration envoyé vers Mars, sur la base de lancement de Tanegashima au Japon, le 13 octobre 2026.

Crédit : Yuichi YAMAZAKI / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Une mission pour découvrir les secrets de Mars ? Une fusée a pris son envol depuis le Japon dans la nuit de lundi 19 à mardi 20 octobre depuis le centre spatial de Tanegashima (sud du pays), un événement suivi en direct par des milliers de Japonais malgré l'heure matinale (4h41 heure locale). 
Il faut dire qu'à bord de la fusée se trouvent une sonde spatiale (Martian Moons eXploration, MMX pour les intimes) ainsi que deux engins français - un rover et un spectromètre - qui ont pris la direction des lunes de Mars. L'objectif de la mission ? Récupérer des échantillons et peut-être lever le voile sur les origines du Système solaire et de la vie sur Terre.

Un rover français nommé Idéfix

Le voyage doit durer environ un an puis MMX restera en orbite de Phobos, l'une des deux lunes de Mars, pendant trois ans - soit à 6.000 kilomètres de la planète rouge. La sonde ira ensuite se poser à deux reprises sur Phobos notamment pour recueillir 10 grammes de matières. La sonde sera accompagnée donc du rover français Idefix (en référence à la bande dessinée Asterix) qui va effectuer des observations de surface comme éclaireur pour garantir un atterrissage en toute sécurité. 

L'autre engin français envoyé a été développé par le Cnes et l'Observatoire de Paris-PSL : Mirs, un spectromètre, qui "va aider les scientifiques à choisir les sites les plus intéressants pour le prélèvement des échantillons", résume à l'AFP l'astronome Antonella Barucci, responsable scientifique de Mirs. "Le prélèvement d'échantillons sur Phobos sera une première mondiale", assure de son côté le chef de projet Yasuhiro Kawakatsu. 

La mission va tenter de répondre à deux questions sur Phobos et l'autre lune de Mars, Deimos : comment se sont-elles formées et comment ont-elles terminé vers la planète rouge ? L'une des théories, celle de "l'impact géant", veut qu'elles se soient formées après la collision d'un corps céleste avec Mars. L'hypothèse dite de la "capture" envisage quant à elle qu'elles aient été des astéroïdes capturés par la gravité martienne. 

Une course aux échantillons rocheux de Mars

"MMX éclairera les mécanismes de transport qui ont acheminé l'eau, les éléments volatils et les composés organiques depuis les régions externes du Système solaire vers les planètes rocheuses internes (Mercure, Vénus, la Terre et Mars, ndlr), des processus qui ont peut-être joué un rôle clé dans l'habitabilité de ces mondes", avait expliqué à l'AFP en août l'astrophysicien français Patrick Michel, directeur de recherches au CNRS.
"Si Phobos et Deimos sont effectivement des vestiges de ces premiers systèmes d'acheminement, ils pourraient détenir des indices sur les origines mêmes de la vie ou, plus précisément, sur le transport des matériaux, déterminants pour l'émergence de la vie sur les planètes rocheuses", avait-il ajouté lors de la préparation de cette mission.


Le Japon a déjà expérimenté le retour d'échantillons spatiaux, notamment avec la sonde Hayabusa-2 de la Jaxa qui, en 2020, a rapporté 5,4 grammes de roches et de poussières recueillies sur un astéroïde à plusieurs centaines de millions de kilomètres de la Terre. Les agences spatiales américaine et chinoise sont également dans cette course pour ramener sur Terre des échantillons rocheux prélevés à la surface de Mars.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée