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Les images des destructions et de l'action des secours au Népal après l'effondrement meurtrier d'un glacier

Au moins 270 personnes ont été tuées et plus de 1.300 autres restent portées disparues après une crue dévastatrice provoquée par l’effondrement d’un glacier à la frontière entre le Népal et la Chine. Très fréquentée par les touristes et les alpinistes, cette région de l’Himalaya mobilise d’importants secours, sur fond de crainte d’une nouvelle coulée de boue.

Les images des secours après les inondations dévastatrices au Népal

Crédit : Montage RTL.fr / AFP

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AFP

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Les secours tentent toujours ce jeudi de retrouver plus de 1.300 personnes disparues au lendemain d’une crue dévastatrice survenue à la frontière entre le Népal et la Chine. Selon des bilans encore provisoires, la catastrophe a fait au moins 270 morts : 177 côté népalais et 3 dans le Tibet voisin.

Quatre touristes français sont portés disparus, selon un décompte du bureau népalais du tourisme, qui recense à ce stade 517 touristes étrangers disparus. Le ministère des Affaires étrangères n'a pas confirmé ce chiffre. Il avait indiqué mercredi soir que 80 Français avaient signalé leur présence au Népal au moment de la catastrophe et que d'autres Français de passage pouvaient aussi être présents dans les zones touchées.

>> EN DIRECT - Inondations au Népal : au moins 180 morts et plus de 1.300 disparus dont quatre ressortissants français

D’après l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), la vague de boue et d’eau a été provoquée par l’effondrement d’un glacier. Le phénomène a été d’une telle violence qu’il a déclenché un séisme de magnitude 5,2 ainsi que de nombreux glissements de terrain.

Beaucoup de touristes étrangers parmi les disparus

Au Népal, les zones les plus touchées se situent dans la vallée de la rivière Trishuli, dans le district de Nuwakot au nord de Katmandou, et dans celle de la Bhotekoshi, à l’est de la capitale. Vingt-quatre heures après le drame, les autorités népalaises étaient toujours sans nouvelles de 823 personnes, dont 517 ressortissants étrangers.

Côté chinois, les médias d'État ont indiqué que 558 personnes restaient portées disparues après les "torrents de boue" qui ont enseveli Gyirong Port. Parmi elles figurent 260 étrangers.

Cette région de l’Himalaya est particulièrement fréquentée par les randonneurs et les alpinistes venus du monde entier, notamment en route vers l’Everest. Le bureau du tourisme népalais a détaillé la nationalité de plusieurs disparus étrangers, parmi lesquels 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Britanniques, 25 Canadiens, 15 Australiens et 12 Israéliens.

L’organisateur de randonnées Himalayan Glacier a indiqué être sans nouvelles d’un groupe de 47 personnes. Son directeur, Sanket Pandey, a expliqué que ses équipes faisaient le tour des hôpitaux où les victimes étaient transportées.

Les secours craignent une nouvelle coulée

Des vidéos authentifiées par l’AFP montrent la violence de la catastrophe. L’une d’elles montre un grand bâtiment et plusieurs personnes soudain engloutis par les flots. Une autre montre une vague gigantesque, comparable à un tsunami, balayant un parking, des autocars et un bâtiment en surplomb d’une rivière.

Cette capture d'écran tirée d'une vidéo amateur de l'armée népalaise, tournée et diffusée le 26 août 2026, montre un militaire portant secours à un homme bloqué par de violentes inondations et des glissements de terrain.

Crédit : Handout / Nepalese Army / AFP

L’armée népalaise a indiqué que ses hélicoptères avaient déjà permis d’évacuer 105 personnes et d’acheminer du matériel médical ainsi qu’une aide humanitaire d’urgence. Le Premier ministre Balendra Shah était en route jeudi vers les zones sinistrées.


Le président chinois Xi Jinping a lui aussi réagi rapidement, affirmant que la "priorité absolue" était de rechercher les disparus, d’évacuer les habitants menacés, de soigner les blessés et de réduire au maximum le nombre de victimes.

Des militaires secourent des habitants victimes des inondations à l'aide d'un hélicoptère, à leur arrivée dans un camp militaire de la ville de Battar Bazar, dans le district de Nuwakot au Népal, le 27 août 2026.

Crédit : Arun SANKAR / AFP

Un premier rapport technique publié jeudi par le gouvernement népalais met en garde contre une possible deuxième vague. Selon ce document, le lac formé après l’avalanche au niveau du fleuve ne s’est pas encore totalement vidé, et la possibilité d’une nouvelle coulée ne peut pas être écartée immédiatement.

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