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Charles III et Camilla pour le discours au Parlement
Crédit : Chris Jackson / POOL / AFP
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Le roi Charles III et la reine Camilla effectueront une visite d'État aux États-Unis du 27 au 30 avril, a annoncé ce mardi 31 mars le palais de Buckingham. Un déplacement qui suscite des critiques, dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient et des tensions entre Washington et Londres.
Leur programme "célèbrera les liens historiques et les relations bilatérales actuelles entre le Royaume-Uni et les États-Unis, à l'occasion du 250e anniversaire de l'indépendance américaine", précise le palais de Buckingham dans un communiqué.
Le couple royal poursuivra ensuite sa tournée aux Bermudes, une première pour le souverain dans un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni depuis son accession au trône en septembre 2022.
"J'ai hâte de passer du temps avec le roi, que je respecte énormément. Ce sera formidable" et "mémorable", a déclaré Donald Trump dans un message posté sur son réseau Truth Social. Un "beau banquet" aura notamment lieu à la Maison Blanche le 28 avril, a précisé le président américain.
Londres et Washington, liés par 250 ans d'Histoire, ont forgé une "relation spéciale" caractérisée par des liens diplomatiques, militaires et économiques très étroits. Au cours de son règne, la reine Elizabeth II avait été reçue à quatre reprises en visite d'État aux États-Unis, notamment en 1976 pour célébrer le bicentenaire de l'indépendance américaine et en 1991, avec une adresse historique devant le Congrès américain.
Donald Trump, connu pour être un admirateur de la famille royale, a déclaré mi-mars à la Maison Blanche avoir "vraiment hâte de voir le roi". Cette visite de Charles III aux États-Unis, la première de son règne, est annoncée en pleine guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran, et aux conséquences économiques planétaires.
Et Donald Trump n'a pas épargné le Premier ministre, Keir Starmer, depuis le début du conflit, accusant le dirigeant britannique d'avoir soutenu trop mollement son allié américain. "Ce n'est pas à Winston Churchill que nous avons affaire", avait-il cinglé début mars, se disant "mécontent de Londres" qui avait dans un premier temps refusé que les États-Unis utilisent ses bases militaires.
Le dirigeant travailliste, lui, a assuré que la "relation spéciale" avec Washington était "à l'œuvre".
Selon un sondage YouGov publié jeudi dernier, près de la moitié des Britanniques (49%) sont contre cette visite. Plusieurs parlementaires britanniques s'y opposent également. Le chef des libéraux-démocrates, Ed Davey, a ainsi estimé que cet honneur "ne devrait pas être accordé à quelqu'un qui insulte et porte atteinte à notre pays de façon répétée".
En septembre dernier, Donald Trump avait été reçu en visite d'Etat au Royaume-Uni pour la deuxième fois avec tout le faste royal, de la procession en carrosse au somptueux banquet au château de Windsor.
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