1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. "La Méditerranée est une mer, pas un cimetière", lance Matteo Renzi
2 min de lecture

"La Méditerranée est une mer, pas un cimetière", lance Matteo Renzi

Selon les garde-côtes italiens, plus de 11.000 migrants ont débarqué au cours des six derniers jours. Pour Matteo Renzi et Barack Obama, l'une des solutions aux drames migratoires en Méditerranée est la paix en Libye.

Matteo Renzi et Barack Obama à la Maison Blanche le 17 avril 2015
Matteo Renzi et Barack Obama à la Maison Blanche le 17 avril 2015
Crédit : AFP PHOTO/JIM WATSON
Cécile De Sèze & AFP

Stabiliser le conflit en Libye pourrait résoudre la crise tragique de l'immigration clandestine en Méditerranée. C'est en tout cas l'avis partagé par Barack Obama et Matteo Renzi. Selon le président des États-Unis et le Premier ministre italien, "quelques frappes" ne suffisent pas à rétablir la situation. 

"La seule solution aujourd'hui est la paix (en Libye) et la stabilité des institutions", a déclaré Matteo Renzi lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche avec le président américain. Soulignant que 91% des migrants qui arrivent en Italie depuis l'Afrique passent par la Libye, "exactement comme il y a trois ans lorsque les gens venaient de Tunisie en l'absence de stabilité dans ce pays", M. Renzi a insisté sur la nécessité d'une véritable coordination internationale. 

11.000 migrants en six jours

Selon les garde-côtes italiens, plus de 11.000 migrants ont débarqué au cours des six derniers jours, des centaines d'autres continuent à arriver et les épisodes tragiques se succèdentUne femme est morte de ses blessures vendredi sur un canot qui avait dérivé pendant deux jours en mer. Elle avait été grièvement brûlée dans l'explosion d'une bonbonne de gaz dans le camp en Libye d'où elle attendait de traverser la Méditerranée, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). 

Elle a été retrouvée par les garde-côtes italiens, elle et 15 autres blessés dont un bébé de six mois, à bord d'un canot pneumatique à moitié dégonflé. Originaires de divers pays d'Afrique sub-saharienne, tous les clandestins racontent un voyage harassant à travers plusieurs pays jusqu'en Libye, la violence des milices, l'angoisse des transactions avec les passeurs et le cauchemar de la traversée

Un problème qui concerne "le monde entier"

À lire aussi

"La Méditerranée est une mer, pas un cimetière", a lancé le responsable italien, dont c'était la première visite à la Maison Blanche en tant que Premier ministre. Évoquant la situation sécuritaire, le Premier ministre italien a déclaré que tous les pays devaient se sentir concernés. "Nous devons aussi avoir pleinement conscience que le travail à faire concerne la Libye mais aussi toute l'Afrique et, je dirais, le monde entier", a-t-il dit. 

"La Méditerranée est une mer, pas un cimetière"

Matteo Renzi

À ses côtés, Barack Obama a rappelé l'inquiétude américaine face à l'établissement de zones contrôlées par des groupes "terroristes" en Libye. Le groupe "État islamique veut très clairement exploiter le chaos en Libye pour installer une partie de ses hommes là-bas", a dit le président américain. 

Face à l'afflux de naufragés sur les côtes italiennes, quatre pays de l'UE (Italie, Allemagne, France, Slovaquie) ont signé vendredi une déclaration pour réclamer une solution "commune et forte" au niveau européen. Le chef de la diplomatie italienne Paolo Gentiloni a, de son côté, jugé scandaleux que l'UE -"la plus grande superpuissance économique de notre époque" - ne consacre que des sommes, selon lui, dérisoires à l'opération Triton de surveillance et de secours en Méditerranée. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/