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Un manifestant portant un masque représentant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une manifestation antigouvernementale à Tel Aviv le 24 octobre 2026.
Crédit : Jewel SAMAD / AFP
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Les enjeux n'ont jamais été aussi élevés. Mardi 27 octobre, Israël s'apprête à connaître ses premières élections législatives depuis les attentats du 7 octobre 2023. L'opposition veut mettre un terme au leadership très à droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Les principaux partis en lice sont divisés en deux blocs : le bloc pro-Netanyahu, d'un côté, avec notamment son parti, le Likoud, et d'autres partis d'extrême droite et religieux ; en face, le bloc anti-Netanyahu, emmené par le parti Yashar de Gadi Eisenkot, avec des figures du centre-droit et de la gauche.
Cette opposition reproche à Benjamin Netanyahu sa gestion de l'après-7 octobre, son virage très à droite, ses guerres à répétition et ses attaques contre la démocratie et l'État de droit en Israël.
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Mais l'actuel Premier ministre peut aussi compter sur une base électorale plutôt fidèle. À 77 ans, il reste populaire et son parti est au pouvoir depuis 2009 sans presque aucune interruption.
L'issue du scrutin est incertaine. Pour le moment, les deux blocs ne semblent pas en mesure d'obtenir la majorité, c'est-à-dire 61 sièges au Parlement, pour gouverner. Selon un dernier sondage, l'opposition pourrait compter sur 52 à 54 sièges. Et Netanyahu sur 50.
Quel que soit le résultat final, le bloc vainqueur ne pourra pas gouverner seul. Il devra faire alliance avec un ou plusieurs partis du bloc opposé. Les tractations pourraient bien prendre du temps. Former une coalition dans un pays si fragmenté peut vite relever du défi. Le temps qu'une coalition se forme et qu'un Premier ministre soit désigné, c'est Benjamin Netanyahu qui reste au pouvoir. Cela pourra prendre des semaines, voire des mois.
Les partis arabes, qui pourraient totaliser près de 14 sièges, ont fait savoir qu'ils étaient prêts à soutenir toute coalition qui ferait tomber Benjamin Netanyahu. Ces partis représentent la minorité des Arabes israéliens, environ 20% de la population. Mais plusieurs partis du bloc anti-Netanyahu ont déjà fait savoir qu'ils ne voulaient pas former un gouvernement avec des listes arabes.
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De l'autre côté, Benjamin Netanyahu pourra compter sur les voix des partis religieux et de l'extrême droite. Mais si personne n'arrive à se mettre d'accord pour former une coalition, alors les Israéliens devront revoter.
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