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(Image d'illustration ) Aéroport de Dubaï - janvier 2023
Crédit : GIUSEPPE CACACE / AFP
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Des voyageurs immobilisés. Les bombardements lancés le 28 février dernier par Israël et les États-Unis contre l'Iran, suivis de la riposte iranienne contre des bases américaines situées dans les pays voisins, ont immobilisé de nombreux vols et largement perturbé le trafic aérien mondial. À Dubaï, ville des Émirats arabes unis ciblée par Téhéran, l'interruption du trafic aérien a pris en otage de nombreux passagers. Pour cause, son aéroport est relié à près de 280 destinations par 104 compagnies aériennes. En temps normal, 1.250 avions s'envolent tous les jours vers plus de 270 destinations différentes.
En moyenne, on estime qu'un voyageur sur deux est à Dubaï pour une correspondance. Cet aéroport, qui compte trois terminaux et près de 300 boutiques, a commencé à voir le jour dans les années 60.
Les Émirats arabes unis souhaitaient alors développer le tourisme, à une époque où leur économie se basait seulement sur le pétrole. Ils ont alors installé une piste d'atterrissage, une tour de contrôle et un bâtiment pour accueillir les voyageurs. Près de 65 ans plus tard, l'aéroport est devenu un véritable hub, c'est-à-dire une base centrale qui permet aux voyageurs de transiter vers leur destination.
De nombreux vols arrivent à Dubaï, avant de repartir pour leur destination finale. Par exemple, pour se rendre en Australie, des avions en provenance de Berlin, Paris, Rome y atterrissent avant de redécoller dans des vols directs. Ces escales permettent de densifier le trafic aérien et de proposer des vols moins chers.
Dubaï est deuxième au classement des hubs les plus fréquentés avec plus de 95 millions de voyageurs par an. Devant lui, on retrouve celui d'Atlanta aux États-Unis avec 100 millions. Derrière, il y a ceux de Dallas, Londres, Tokyo et Paris, onzième avec seulement 72 millions. Mais Dubaï reste le premier hub au Moyen et Proche-Orient devant ceux d'Abou Dabi en Arabie saoudite, Manama à Bahreïn et Istanbul en Turquie.
En plus de ralentir le trafic aérien, la guerre au Moyen-Orient pourrait largement impacter le tourisme dans la région. À terme, c'est l'aéroport d'Istanbul qui pourrait en profiter pour attirer davantage de touristes. Ce dernier se trouve dans la même zone géographique et n'est pas touché par le conflit. Il accueille déjà 80 millions de voyageurs par an.
La guerre en cours pourrait en effet écorner l'image de Dubaï, selon un spécialiste de l'aviation consulté par RTL. Les conséquences économiques pourraient être considérables, à l'heure où les Émirats se projettent déjà sur la construction du plus grand aéroport du monde qui pourrait accueillir jusqu'à 260 millions de passagers par an. La première phase de construction est prévue pour 2032, un projet démesuré, estimé à presque 30 milliards d'euros.
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