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L'entrée, à base de burrata, venait d'être servie, raconte le New York Times. Il était aux environs de 20h30, ce samedi 25 avril, quand le grand gala annuel de la presse à Washington, en présence de Donald Trump, a basculé. Des centaines de journalistes, ministres, diplomates et personnalités du tout-Washington, qui la minute d'avant devisaient poliment autour d'une assiette de salade et de verres de vin, s'accroupissent ou s'allongent à terre. "Une question m'est immédiatement venue à l'esprit : mais qu'est-ce qui se passe, au juste ?", raconte John F. Farris, rédacteur en chef pour le média Politico.
Une grande agitation se fait entendre à l'extérieur de la gigantesque salle de réception de l'hôtel Hilton à Washington. "C'était peut-être un chariot de restauration renversé, ou peut-être une bagarre avec des manifestants", s'interroge Michael M. Grynbaum, journaliste au New York Times. Les invités ne le savent pas encore, mais un homme armé vient de tenter d'en forcer l'entrée.
Des images diffusées depuis montrent le suspect se ruant sur un point de contrôle avant que les policiers ne l'interceptent. "Il était armé d'un fusil de chasse, d'un pistolet et de plusieurs couteaux", a déclaré à des journalistes le chef par intérim du Metropolitan Police Department, Jeffery Carroll.
Au même moment, assis à la table d'honneur, sur une estrade surélevée, Donald Trump reste d'abord sans réaction. Puis des agents du service de sécurité lourdement armés évacuent le milliardaire de 79 ans, tout comme les autres hauts responsables présents : le vice-président JD Vance, la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, et plusieurs ministres. La musique d'ambiance s'arrête dans la salle, baignée dans une lumière bleutée et tamisée. Des membres du Secret service, l'agence de protection des personnalités, se campent, armes dégainées, sur l'estrade désertée, sous une grande banderole "Association des correspondants à la Maison Blanche".
Très vite, la nouvelle que des coups de feu ont été tirés se propage. Elle est confirmée à un groupe de journalistes, dont ceux de l'AFP, par Mehmet Oz, patron du programme public d'assurance-santé, alors qu'il est lui-même escorté vers la sortie par les forces de l'ordre. Pendant de longues minutes, les invités, repoussés par les forces de l'ordre au rez-de-chaussée de l'hôtel, restent interdits, pendus à leur téléphone portable, dans l'attente de nouvelles du président. Jusqu'à ce que celui-ci se dise sain et sauf sur son réseau Truth Social.
"À aucun moment pendant cet incident, je n'ai eu l'impression que mes collègues ou moi-même étions en danger immédiat", assure John F. Farris. "Quoi qu'il se soit passé, il était clair que cela s'était produit juste à l'extérieur de la salle de bal. Rien n'indiquait la présence d'un tireur actif ni qu'un acte terroriste était en cours."
"Au bout de moins de cinq minutes, la foule a compris que le danger immédiat était écarté", abonde Michael M. Grynbaum du New York Times. "Les invités se sont relevés tant bien que mal, certains essuyant leurs larmes." Et les représentants des médias présents dans la salle ont alors rapidement organisé la couverture de l'événement auquel ils venaient tous d'assister. Si Donald Trump a d'abord laissé entendre que la soirée pourrait reprendre, elle a finalement bel et bien été annulée.
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