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Isabelle Dath : sur la Syrie, la France "en est réduite à jouer les utilités"

REPLAY - Les négociations sur le dossier syrien s'ouvrent avec la présence inédite de l'Iran aux côtés des États-Unis et de la Russie. De son côté, la France a tenté une "contre-offensive" diplomatique sans grand succès, et se trouve isolée dans le concert international.

Isabelle Dath, rédacteur en chef du service étranger de RTL

Crédit : RTL.fr

Isabelle Dath : sur la Syrie, la France "en est réduite à jouer les utilités"

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Isabelle Dath & Christophe Chafcouloff

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Les pourparlers internationaux pour tenter de trouver une solution politique au conflit en Syrieont commencé jeudi à Vienne, avec une rencontre entre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. La présence de représentants de Téhéran à la table des négociations est un "tournant diplomatique majeur" selon Isabelle Dath, qui précise que la décision est une "volte-face" vis à vis de la posture américaine de ces 4 dernières années. "C'est en soi un événement", et "cela prouve que quelque chose a bougé" estime t-elle.

Il lui faut garder un régime allié en place, pas forcément son président

Isabelle Dath, sur la position de Vladimir Poutine vis à vis de Bachar Al-Assad

Principale gagnante : la Russie. "L'intervention militaire russe a rebattu toutes les cartes" rappelle la journaliste qui estime que le président russe est en position de force. "Poutine est le seul à pouvoir parler à toutes les parties du conflit". "Militairement, il n'a pas intérêt que la situation se dégrade davantage". Poutine veut ainsi conserver le dernier bastion d'influence de la Russie dans la région, mais l'hypothèse d'un départ de Bachar Al-Assad reste envisageable : "Il lui faut garder un régime allié en place, pas forcément son président" note t-elle.

Quand à la France, elle "est à la peine", et "en est réduite à jouer les utilités". Isabelle Dath évoque la contre-offensive "pathétique" de Laurent Fabius après son dîner organisé mardi où "seuls les seconds couteaux sont venus". Résultat : la France est aussi isolée dans sa fermeté envers Bachar Al-Assad, qui revient progressivement sur la scène diplomatique.

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