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2 min de lecture
Antony Blinken, secrétaire d'État adjoint aux Affaires étrangères de Barack Obama
Crédit : CHRIS KLEPONIS / AFP
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À la veille du sommet mondial sur la Syrie, le secrétaire d'État adjoint aux Affaires étrangères de Barack Obama est l'invité de RTL. La politique menée par Bachar al-Assad continue de diviser grandement les puissances internationales, notamment les États-Unis et la Russie, alors que la France souhaite mettre en place un calendrier précis du départ du président syrien. "Il faut que le processus qui soit déclenché mène au départ de Bachar al-Assad. On ne peut pas imaginer une Syrie qui soit stable et qui n'attire plus les terroristes de Daesh avec Assad au pouvoir", commente Antony Blinken.
En première ligne de ces discussions internationales ? Le positionnement de la Russie. Mais le secrétaire d'État adjoint américain reste confiant. "Il faut dessiner un processus qui se termine par le départ d'Assad et on est déjà d'accord sur beaucoup de principes, y compris avec la Russie", explique-t-il au micro de RTL. Avant de lister les accords entre les grandes puissances : "L'idée que la Syrie doit rester unifiée, que les troupes soient représentées au gouvernement et que les institutions de l'État restent intactes". Des premiers points importants avant de définir "avec plus de détails le processus de transition".
Mais les discussions promettent malgré tout d'être longues et difficiles alors
que la Russie est souvent pointée du doigt dans cette région de guerre alors
que Vladimir Poutine soutient avec véhémence le régime de Bachar al-Assad.
"La Russie commence à comprendre qu'il n'y a pas de solutions militaires
en Syrie et que ce qu'elle essaye de faire, avec les interventions militaires,
ne fonctionne pas sur le terrain (…) Le pays se rend compte que c'est
impossible de s'engouffrer en Syrie et en même temps aliéner la quasi-totalité du
monde sunnite", déclare-t-il.
La situation de la Russie en Syrie n'est pas une bonne situation, on voit la possibilité d'un autre Afghanistan
Antony Blinken
Mais la place de la Russie, et de l'Iran, est indéniable dans ce
conflit syrien alors que l'intervention russe semble avoir accéléré le travail
diplomatique. "Dans un sens positif, la Russie se rend compte que cette
intervention militaire ne peut pas aboutir à une victoire du régime. C'est pour
eux, une raison de participer de façon plus positive à cette transition
politique", lance-t-il craignant même un nouvel "Afghanistan". "La
situation de la Russie en Syrie n'est pas une bonne situation, on voit la possibilité
d'un autre Afghanistan, on voit un conflit qui s'annonce avec le monde sunnite", critique Antony Blinken alors que Barack Obama et John Kerry, s'interrogent sur "le rôle positif ou négatif que va jouer l'Iran en Syrie".
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