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Iran : des signes avant-coureurs d'une intervention américaine ?

Les États-Unis ont ordonné le départ de leur personnel non essentiel présent en Israël, tandis que des rumeurs d'une possible frappe israélienne ou américaine en Iran se multiplient. Dans ce contexte tendu, la diplomatie américaine s'active en coulisses.

Le logo du Pentagone des États-Unis, à Washington.

Crédit : Celal Gunes / ANADOLU / Anadolu via AFP

Eléonore Aparicio & AFP

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Des signes avant-coureurs qui ne trompent pas. Ce vendredi 27 février, les États-Unis ont autorisé le départ d'Israël de ses employés gouvernementaux non essentiels en raison "de risques pour leur sécurité". L'ambassade a appelé ces employés à "envisager de quitter Israël tant que des vols commerciaux sont disponibles".


Le New York Times a révélé que l'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, avait adressé un courriel urgent au personnel de l'ambassade. Il y indiquait que ceux souhaitant partir devaient le faire "AUJOURD'HUI". Il a insisté sur l'importance de se procurer un billet d'avion vers n'importe quelle destination, permettant ensuite de rejoindre Washington, tout en soulignant que la priorité absolue était de quitter le pays rapidement.

Ce vendredi, le Royaume-Uni a déclaré le retrait de son personnel diplomatique d'Iran. "En raison de la situation sécuritaire, le personnel britannique a été temporairement retiré d'Iran. Notre ambassade continue de fonctionner à distance", précise le Foreign Office sur son site. La Chine a également appelé ses ressortissants en Iran à quitter le pays. 

Israël pourrait frapper le premier

Ces recommandations pressantes, dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l'Iran, laissent présager une possible escalade du conflit. Selon deux sources à la Maison-Blanche, citées par le média Politico, des conseillers de Donald Trump jugent qu'il serait plus stratégique qu'Israël initie une frappe contre l'Iran. 

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Une telle action entraînerait une réaction de Téhéran, ce qui explique les consignes d'évacuation données par l'ambassadeur américain en Israël. Si Tel-Aviv initie les hostilités, cela permettrait à Donald Trump de justifier plus facilement une intervention militaire américaine auprès de l'opinion publique. Selon les mêmes sources, le scénario d'une attaque coordonnée entre les États-Unis et Israël demeure le plus probable.

Pour rappel, les États-Unis accusent l'Iran de nourrir des "ambitions nucléaires". Selon eux, le pays a "développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et nos bases" militaires et cherche à en créer de plus puissants, susceptibles "d'atteindre bientôt les États-Unis". Donald Trump a dénoncé ces "sinistres ambitions nucléaires" lors de son discours sur l'état de l'Union, mardi 24 février 2026. 

Marco Rubio reporte son déplacement en Israël

Initialement prévu pour samedi, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio sera finalement en déplacement, lundi 2 mars, en Israël pour une visite éclair axée sur l'Iran. 

Tommy Pigott, porte-parole adjoint du département d'État, a déclaré que Marco Rubio "discutera d'une série de priorités régionales, notamment l'Iran, le Liban et les efforts en cours pour mettre en œuvre le plan de paix en 20 points du président Trump pour Gaza". Fait exceptionnel, aucun journaliste accrédité au département d'État ne pourra l'accompagner lors de ce voyage.

Tout semble indiquer qu'une opération est en préparation, ou du moins que les États-Unis se préparent à l'éventualité d'un conflit. En attendant, il faudra surveiller les pics de commandes de pizzas autour des centres de décision à Washington pour déceler si des frappes américaines se profilent. Un baromètre certes officieux mais qui s'est avéré fiable à plusieurs reprises.

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