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Incendies en Grèce : un acte criminel à l'origine du drame pour le gouvernement

Le gouvernement grec a indiqué avoir saisi la justice d'un "élément sérieux" étayant la piste d'une origine criminelle aux incendies qui ont fait plus de 80 morts le 23 juillet près d'Athènes.

Une maison complètement ravagée par les flammes près d'Athènes, le 24 juillet 2018
Une maison complètement ravagée par les flammes près d'Athènes, le 24 juillet 2018 Crédit : ANGELOS TZORTZINIS / AFP
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Eléanor Douet
et AFP

Les feux qui ont fait plus de 80 morts, lundi 23 juillet à l'est d'Athènes, sont-ils d'origine criminelle ? C'est la conviction du gouvernement grec qui a annoncé jeudi avoir saisi la justice d'un "élément sérieux" en ce sens.

"Un élément sérieux nous a conduits à ouvrir une enquête" après l'incendie de Mati, a annoncé lors d'une conférence de presse le ministre adjoint à la Protection du citoyen, Nikos Toskas. Pour un autre incendie, violent mais qui n'a pas fait de victime à Kineta, du côté ouest de l'Attique, Nikos Toskas a parlé aussi de "sérieux éléments" évoquant un incendie volontaire. Il a également mentionné "des témoignages", sans en dire plus.

Nikos Toskas, le responsable des pompiers et le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, carte satellitaire à l'appui, ont fait valoir également que 13 feux étaient partis en même temps en Attique lundi, un fait déjà souligné par Dimitris Tzanakopoulos au lendemain du drame.

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Le gouvernement semble ainsi décidé à parer aux critiques qui commencent sur la gestion du drame par les autorités. Dimitris Tzanakopoulos a assuré que "l'évacuation de Mati n'était pas possible car le phénomène a duré à peine une heure et demie", sur fond de vents "les plus forts enregistrés ces huit dernières années", à environ 120 km/h.

25 personnes portées disparues

Toute la journée, la douloureuse identification des plus de 80 morts s'est poursuivie, les médecins légistes espérant avoir conclu ce travail d'ici à samedi, grâce à l'ADN de proches supposés. Il y a "beaucoup de corps calcinés, ce qui complique la procédure", a indiqué l'un d'eux à l'agence grecque ANA.

Les familles n'étaient pas autorisées à voir les corps, un des médecins confiant que le corps médical lui-même "avait du mal à supporter".

Outre un numéro officiel ouvert aux familles, un mur des disparus informel ouvert par des développeurs privés sur internet affichait toujours jeudi la photo de 25 personnes portées disparues, sans qu'on puisse savoir si certaines figuraient ou non parmi les corps retrouvés. Deux jumelles de 9 ans, Sofia et Vasiliki Filippopoulou, portées disparues dans un premier temps, ont été retrouvées mortes samedi 28 juillet. 

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