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Incendie d'un autocar en Suisse : l'hypothèse d'un suicide confirmée

Un autocar avec des passagers à son bord a pris feu, mardi 10 mars, dans une petite ville du canton de Fribourg, dans l'ouest de la Suisse, faisant plusieurs morts et blessés. La piste d'un suicide est privilégiée.

L'incendie d'un autocar en Suisse a fait plusieurs morts et plusieurs blessés, le 10 mars 2026

Crédit : Harold Cunningham / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

AFP - édité par Juliette Vignaud

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L'hypothèse d'un suicide demeure privilégiée, après l'incendie d'un autocar en Suisse, qui a fait six morts dans l'ouest du pays mardi 10 mars, ont indiqué les enquêteurs en charge des investigations ce lundi 16 mars.

Cet incendie, déclaré le 10 mars en fin d'après-midi lorsqu'un Suisse de 65 ans s'est immolé dans un autocar de transport régional à Kerzers (Chiètres en français), a fait six morts, dont l'auteur de l'incendie, et cinq blessés. 

"À ce stade, les raisons profondes qui l'ont poussé à commettre cet acte aux conséquences fatales pour plusieurs personnes, tout en mettant fin à ses propres jours, demeurent inconnues. L'hypothèse d'un suicide élargi est toutefois privilégiée", a annoncé dans un communiqué la police du canton de Fribourg, qui avait rapidement écarté la possibilité d'un acte terroriste. 

Neuf personnes à bord

Un peu moins d'une semaine après la tragédie, l'enquête a pu confirmer que neuf personnes se trouvaient à bord du véhicule au moment de son embrasement, dont le conducteur. "Trois occupants ont pu s'extraire du bus en étant blessés. Parmi eux, une femme de 56 ans se trouve toujours hospitalisée dans un état critique [...] deux personnes situées à l'extérieur ont été légèrement blessées en tentant de porter secours aux victimes", a précisé la police.  

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Par ailleurs, les enquêteurs ont établi que les portes de l'autocar s'étaient "ouvertes normalement lorsque le véhicule s'est immobilisé", mais "l'incendie ayant été déclenché pendant le trajet, l'ouverture n'a pu avoir lieu qu'à l'arrêt complet du bus".  

Sur le profil de l'auteur présumé, décrit au début de l'enquête comme un "marginal perturbé" dont la famille avait perdu la trace, les investigations ont permis d'établir qu'il faisait l'objet d'une curatelle de gestion administrative du canton de Berne.

"Aucun élément n'indiquait qu'il représentait un danger pour lui-même ou pour autrui", ajoutent les enquêteurs, précisant que l'homme était "connu des services de police pour des infractions à la loi fédérale sur les stupéfiants". L'instruction pénale est toujours en cours sous l'autorité du ministère public, a ajouté la police. 

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