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"Ils risquent d'être traumatisés" : la diffusion en direct de l'exécution d'un condamné à mort aux États-Unis divise les Américains

Un homme condamné à la peine capitale au Texas, pour un attentat commis sur une base militaire, doit être mis à mort le 3 décembre prochain par un peloton d'exécution, alors que le tout sera diffusé en direct.

Des casques militaires posés sur des fusils sur la base de Fort Hood au Texas, en hommage aux victimes de l'attentat perpétré en 2009 par Nidal Hasan.

Crédit : JIM WATSON / AFP

L'armée annonce la diffusion d'une exécution d'un condamné à mort, les Américains divisés sur le sujet

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Arnaud Tousch - édité par Alexis Lalemant

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Une image comme on n'en a pas vu en Occident depuis la Seconde Guerre mondiale. Aux États-Unis, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a annoncé que l'armée allait diffuser en direct, en décembre prochain, l'exécution d'un condamné.

Nidal Hassan, un Américain d'origine palestinienne, avait tué 13 personnes en 2009 dans un centre médical de la base militaire américaine de Fort Hood, au Texas. Un attentat inspiré par l'organisation jihadiste Al-Qaïda.

Condamné à la peine capitale par la justice texane, le terroriste devrait être fusillé par un peloton d'exécution le 3 décembre prochain sur cette même base, une exécution qui devrait donc être diffusée en direct selon Pete Hegseth.

"Nous faisons ce que font les groupes terroristes"

Face à cette décision, les Nations Unies dénoncent une forme de terrorisme, tandis que le vice-président américain J.D. Vance lui-même annonce qu'il ne regardera pas l'événement à la télévision. 

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Et si Donald Trump assure que la décision de diffuser l'exécution n'a pas encore été tranchée, les citoyens américains, en majorité, estiment qu'il ne faudrait pas la retransmettre. 

Au micro de RTL, Bob, la cinquantaine, n'avait pas encore pris connaissance de l'information. Mais pour lui, il est impensable de retransmettre une exécution en direct, que ce soit sur Internet ou ailleurs.

"Les gens pensent qu'ils peuvent regarder ça. Mais ensuite, ils risquent d'être traumatisés. Donc non, il ne faut pas diffuser ça. Moi, je suis content que cette personne reçoive la peine qu'elle mérite. Je pense même que ça aurait dû arriver depuis longtemps", estime-t-il.

Pour rappel, la peine de mort est encore en vigueur dans 27 états sur 50 aux États-Unis. Et sur place, le sujet divise toujours. Ali, lui aussi, est opposé à cette retransmission. "Le simple fait de l'annoncer, c'est suffisant", lâche-t-il. .

Il estime surtout que les États-Unis se déshonoreraient en diffusant des images de cette exécution par peloton. "Je ne pense pas qu'il faille la diffuser en direct. Je n'ai rien contre l'exécution, mais en la rendant publique, nous faisons ce que font les groupes terroristes", juge l'homme. 

Face au tollé provoqué par l'annonce de Pete Hegseth, rien n'est encore acté donc outre-Atlantique. La décision finale de diffuser, ou non, l'exécution reviendra probablement à Donald Trump. 

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