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"L'Histoire jugera ce moment" : la CPI sanctionnée par les États-Unis après la remise du Prix Nobel de la paix à l'ex-juge Navi Pillay

La Cour pénale internationale a répondu, ce vendredi 9 octobre, aux sanctions imposées par les États-Unis. Washington impose des sanctions contre l'instance après la remise du Prix Nobel de la paix à la Sud-Africaine Navi Pillay.

Donald Trump à l'ONU, le 22 septembre 2026 à New York.

Crédit : SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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La Cour pénale internationale a déclaré, ce vendredi 9 octobre, que les sanctions imposées par les États-Unis à son encontre constituent une attaque contre le droit international et a averti que "l'histoire jugera ce moment".  

Ces sanctions constituent "une attaque contre l'État de droit et les fondements mêmes de l'ordre juridique international, qui porte atteinte au principe fondamental selon lequel nul n'est au-dessus des lois", a déclaré la Cour dans un communiqué. 

Le gouvernement américain a annoncé sanctionner la Cour pénale internationale (CPI), quelques heures après que l'ancienne juge sud-africaine Navi Pillay a été récompensée du prix Nobel de la paix, notamment pour son travail au sein de l'institution. 

Un "tribunal voyou"

Le secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré plus tôt que Washington interdirait toute transaction avec ce qu'il a qualifié de "tribunal voyou", intensifiant ainsi la campagne menée de longue date par l'administration du président Donald Trump visant à démanteler cette juridiction. 

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Washington justifie ces sanctions par sa volonté de "défendre la souveraineté américaine et ses citoyens contre la menace que représente la Cour pénale internationale", selon un communiqué publié par le département d'État. 

La Cour a déclaré que ces mesures visaient à intimider son personnel et à perturber ses activités, affirmant qu'elle ne se laisserait pas dissuader. "La Cour continuera de s'acquitter pleinement de son mandat, en toute indépendance et impartialité, en agissant uniquement sur la base du droit et des éléments de preuve, pour le bien des innombrables victimes de crimes graves", a déclaré dans un communiqué la présidente de la CPI, Tomoko Akane. 

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a salué les sanctions annoncées, qualifiant la Cour pénale internationale de "péril mortel pour les démocraties respectueuses du droit". "La CPI n'est pas un tribunal. C'est une entité politique", a dénoncé Benjamin Netanyahu, lui-même visé depuis 2024 par un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à Gaza.

Des sanctions "profondément regrettables"

Le Cour a appelé ses 125 États membres à se ranger de son côté, affirmant que son sort "dépend désormais aussi des États qui l'ont créée." 

"Les générations futures, et surtout les victimes d'atrocités de masse, se demanderont comment nous avons réagi lorsqu'une institution créée pour les protéger a été prise pour cible", a ajouté la Cour. 

L'Union européenne a déploré les sanctions "profondément regrettables" des États-Unis contre la Cour pénale internationale, et a promis d'aider l'institution à poursuivre ses missions. "Il est profondément regrettable que les États-Unis aient annoncé leur intention d'imposer des sanctions, et "l'UE est prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à la Cour de poursuivre son travail", a indiqué la Commission européenne dans un communiqué. 

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