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Le président du Parlement iranien Ali Larijani visite le sanctuaire chiite de l’imam Abbas dans la ville sainte de Karbala, située à 110 km au sud de Bagdad, le 8 novembre 2009.
Crédit : Ali Rafiei / Middle East Images / Middle East Images via AFP
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L'Iran célèbre, ce mercredi 18 mars à Téhéran, les funérailles de son puissant chef de la sécurité, Ali Larijani, tué la veille dans une frappe attribuée aux États-Unis et à Israël. Figure centrale du pouvoir, sa disparition intervient dans un contexte de guerre ouverte au Moyen-Orient et alimente les craintes d'une escalade régionale.
Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a confirmé la mort de celui qui était considéré comme un pilier du régime. Encore présent vendredi dans les rues de la capitale pour défier les bombardements, il apparaissait ces dernières semaines comme l'homme fort du pouvoir iranien.
Les obsèques, prévues en fin de matinée, se déroulent simultanément avec celles de Gholamréza Soleimani, chef de la milice Bassidj, également tué mardi, ainsi qu'avec celles de plus de 80 marins morts lors du naufrage d'une frégate iranienne après une attaque américaine au large du Sri Lanka.
Selon des agences iraniennes, Ali Larijani a été ciblé dans la maison de sa fille par des avions de combat américains et israéliens. Dans un communiqué, le chef de l'armée iranienne, le général Amir Hatami, a promis que "le sang des martyrs sera vengé".
Dans la foulée, les Gardiens de la Révolution ont revendiqué des frappes contre la région de Tel-Aviv à l'aube, présentées comme des représailles.
La mort de Larijani s'inscrit dans une série d'éliminations de hauts responsables iraniens depuis le début du conflit, dont l'ancien guide suprême Ali Khamenei. Son successeur, Mojtaba Khamenei, n'est pas réapparu publiquement depuis et pourrait avoir été blessé.
Au 19ᵉ jour de guerre, les tensions ne cessent de s'étendre dans la région. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a averti que les répercussions du conflit "frapperont le monde entier".
Les États-Unis, eux, ont intensifié leurs frappes contre des installations militaires iraniennes près du détroit d'Ormuz, zone stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures. Le président Donald Trump a par ailleurs affirmé que Washington n'avait "pas besoin" du soutien de ses alliés de l'Otan pour sécuriser cette région.
Dans le même temps, l'Iran poursuit ses tirs contre Israël et plusieurs pays du Golfe. L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït ont annoncé avoir intercepté des missiles et des drones visant des installations militaires ou des intérêts américains.
Parallèlement, Israël poursuit son offensive au Liban contre le Hezbollah. À Beyrouth, des frappes ont fait au moins six morts et 24 blessés dans des quartiers centraux. L'armée israélienne a également ordonné l'évacuation de nouvelles zones, tandis que la ville de Tyr a été gagnée par la panique après un appel massif à fuir.
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