2 min de lecture Irak

L'État islamique a perdu le contrôle de Ramadi selon l'armée irakienne

Les forces irakiennes affirment que tous les combattants de Daesh ont quitté le centre-ville dimanche 27 décembre. Les djihadistes seraient retranchés à l'Est de Ramadi.

Membre des forces d'élite antiterroristes le 27 décembre dans le centre de Ramadi
Membre des forces d'élite antiterroristes le 27 décembre dans le centre de Ramadi Crédit : AHMAD AL-RUBAYE / AFP
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et AFP

Ramadi était contrôlée par le groupe État islamique (EI) depuis mai 2014 et la déroute humiliante de l'armée irakienne. Les forces gouvernementales ont annoncé dimanche 27 décembre avoir repris le contrôle de cette ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de la capitale, après cinq jours de violents combats. Les forces d'élite antiterroristes et l'armée irakienne avaient commencé de pénétrer dans le centre-ville mardi 22 décembre mais avaient été ralenties par des engins explosifs, les snipers et les attaques suicide jihadistes.

Les derniers combattants de l'EI ont quitté un complexe gouvernemental stratégique de la ville. Alors que des militaires devaient encore nettoyer la zone du complexe des mines et engins explosifs laissés par les combattants de l'EI, des responsables ont déjà félicité les forces irakiennes pour cette victoire. Le président du Parlement, Salim al-Joubouri a salué "les héros des forces de sécurité pour cette victoire magnifique qui a libéré la ville de Ramadi du terrorisme". La coalition menée par les États-Unis a soutenu les forces irakiennes en menant plus de 600 frappes aériennes en six mois. 

Le gouvernement n'a pas révélé le bilan total des victimes dans ses rangs depuis le début de l'opération, mais au moins 5 membres des forces de sécurité ont été tués depuis vendredi et 93 ont été hospitalisés dimanche. Plus de 50 jihadistes sont morts durant les dernières 48 heures, selon des sources militaires. L'institut spécialisé IHS Jane's basé à Londres a estimé la semaine dernière que l'EI avait perdu cette année 14% de l'ensemble des territoires conquis en 2014 en Syrie et en Irak.

Les habitants servent de boucliers humains

Membres des forces irakiennes dans le centre de Ramadi
Membres des forces irakiennes dans le centre de Ramadi Crédit : AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Les combattants jihadistes, qui se seraient retirés à l'est de la ville, ont utilisé des civils présents dans les zones de combat comme boucliers humains, selon plusieurs témoignages. "Les combattants de Daesh ont forcé toutes les familles habitant près du complexe à partir avec eux afin qu'ils puissent fuir vers" la banlieue est de Ramadi, a affirmé un responsable du quartier Khaldiya, Ali Dawood.

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Les familles de Ramadi qui ont réussi à sortir de la ville ont pour certaines rejoint des camps de déplacés dans la province. D'autres ont préféré rejoindre Bagdad ou la région autonome du Kurdistan. D'après l'Organisation internationale des migrations, les habitants de la province d'Al-Anbar représentent un tiers des 3,2 millions d'Irakiens forcés de quitter leur foyer en raison des combats depuis 2014.

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