2 min de lecture

Elle ronflait après l'injection : l'exécution à mort de Christa Pike échoue au Tennessee, la condamnée de 50 ans "soignée à l'hôpital"

L'exécution prévue le mercredi 30 septembre de Christa Pike dans le Tennessee "a échoué", selon ses avocats, qui affirment que la condamnée a ensuite été transportée à l'hôpital. Cette mise à mort, autorisée in extremis par la Cour suprême, devait être la première d'une femme dans cet État depuis plus de deux siècles.

Christa Pike

Jérémy Descours & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Ce n'était visiblement pas son heure... L'exécution de Christa Pike, prévue ce mercredi 30 septembre dans le Tennessee, "a échoué" selon les avocats de la condamnée de 50 ans, qui affirment qu'elle a ensuite été transportée dans un hôpital voisin pour y être soignée.

"Ce soir, l'État du Tennessee a une fois de plus échoué à procéder à une exécution légale", ont écrit dans un communiqué les défenseurs. La défense évoque des "difficultés d'accès aux veines", des "veines rompues", du "pentobarbital dégradé" et une "absence de soins médicaux d'urgence". Avant l'annonce de ses avocats, des témoins cités par les médias américains avaient déjà affirmé que la détenue respirait encore et ronflait de façon audible après l'injection létale.

"Il semble que cela ne se soit pas déroulé comme prévu", a déclaré le journaliste d'investigation de WBIR, John North, présent lors de l'exécution ratée. "Quand nous avons quitté le bâtiment, pour autant que nous sachions, elle était probablement encore en vie", avait-il ajouté.

L'administration pénitentiaire du Tennessee n'a, de son côté, communiqué aucune information officielle sur le sort de Christa Pike et n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

Une exécution autorisée in extremis

Quelques heures plus tôt, la Cour suprême des États-Unis, à majorité conservatrice, avait autorisé in extremis l'exécution de cette femme, en annulant un court sursis accordé dans la journée par une cour d'appel fédérale.

En effet, cette juridiction voulait examiner la recevabilité d'un recours de la défense demandant que soient prises en compte les violences sexuelles subies dans l'enfance par Christa Pike. Le Tennessee avait reconnu ces violences pour la première fois lors d'une audience en août, sans modifier sa position sur l'exécution.

Trouble bipolaire et stress post-traumatique

Christa Pike devait devenir la première femme exécutée dans le Tennessee depuis plus de deux siècles. Elle avait été condamnée à mort pour le meurtre, en 1995, de Colleen Slemmer, 19 ans, une camarade du programme de formation professionnelle Job Corps, à Knoxville, dans une affaire de rivalité amoureuse.

Ses avocats d'aujourd'hui soutiennent que sa défense lors du procès en 1996 n'avait pas présenté les circonstances atténuantes liées aux traumatismes et violences subis depuis l'enfance. Ils rappellent aussi qu'elle a été diagnostiquée tardivement pour un trouble bipolaire et un stress post-traumatique. 

Les exécutions de femmes restent très rares aux États-Unis. Selon le Death Penalty Information Center, 18 femmes ont été exécutées depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, soit un peu plus de 1% du total. La dernière remonte à 2023, dans le Missouri.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée