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Droits des femmes : des dizaines de milliers de femmes mobilisées à travers le monde

Réclamer l'égalité, dénoncer les violences conjugales et la restriction du droit à l'avortement, soutenir les Ukrainiens : plusieurs messages ont été véhiculés lors des manifestations du 8 mars.

Les manifestantes rassemblées à la Puerta del Sol à Madrid, mardi 8 mars 2022.
Les manifestantes rassemblées à la Puerta del Sol à Madrid, mardi 8 mars 2022.
Crédit : Oscar Gonzalez / NurPhoto via AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Du Pakistan à l'Espagne, en passant par la Colombie et la Turquie, des dizaines de milliers de femmes ont manifesté, mardi 8 mars, à travers le monde pour défendre leurs droits.

Les regards étaient, cette année, tournés vers les files incessantes de femmes et d'enfants fuyant la guerre en Ukraine. À Madrid, où la journée des droits des femmes est marquée chaque année par des manifestations massives, plusieurs milliers de personnes ont défilé en agitant des banderoles appelant à l'égalité et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : "Stop Poutine" et "Pas de guerre".

Les manifestantes, portant pour certaines des capes violettes de super-héroïnes, ont rejoint au rythme des tambours la mairie de Madrid, baignée dans une lumière violette. "Rien ne fait plus peur à un homme qu'une femme sans peur", ont-elles entonné.

À Paris, la manifestation a rassemblé plusieurs milliers de personnes également - 35 000 selon les organisateurs -, autour de pancartes proclamant: "ni les femmes ni la terre ne sont des territoires de conquête" ou "féministe en colère, je ne vais pas me laisser faire". Avant le départ de la manifestation, les militantes ont lu au micro une lettre adressée par des "féministes russes" appelant à "prendre position contre la guerre". Le conflit en Ukraine "apporte les violences des balles, mais aussi les violences sexuelles", ont-elles affirmé.

Des rassemblements entravés

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À Istanbul, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour une marche nocturne féministe, ponctuée par des heurts avec les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestantes.

Au Pakistan, quelques milliers de femmes se sont rassemblées dans les grandes villes comme Islamabad, Karachi ou Lahore, capitale culturelle du pays, où les autorités avaient tenté d'annuler l'événement. Dans une société toujours très conservatrice et patriarcale, les marches du 8 mars sont mal accueillies depuis la première édition, en 2018. En 2020, des islamistes avaient lancé des pierres sur les manifestantes à Islamabad, en blessant certaines et forçant les autres à se mettre à l'abri.

Cette année, leur présence était particulièrement importante : "nous avons eu plusieurs cas récemment où ceux qui ont commis des violences contre des femmes s'en sont tirés sans conséquences", a déclaré à Lahore Sairah Khan, une étudiante de 23 ans.

Dans l'Afghanistan voisin, le 8 mars a été célébré dans une grande discrétion, les militantes féministes vivant dans la crainte d'être arrêtées par le nouveau régime taliban qui a balayé 20 ans de liberté conquise par les femmes depuis son retour au pouvoir le 15 août. "Les talibans nous ont pris le ciel et la terre", s'est désolée auprès de l'AFP une militante du groupe Unité et solidarité femmes, sous couvert d'anonymat.

Les féminicides condamnés, l'IVG défendu

En Colombie, des milliers de manifestantes célébraient à Bogota la récente dépénalisation de l'avortement jusqu'à 24 semaines de grossesse dans un rassemblement haut en couleur.

À Mexico, des dizaines de milliers de femmes ont déferlé dans le centre-ville, réclamant justice pour le nombre croissant de féminicides et de violences domestiques. Les mères des victimes de fémicide ont scandé les noms de leurs filles. Certaines manifestantes vêtues de noir lançaient des boules de peinture rose et violette sur les monuments situés le long de l'avenue principale.

À Santiago du Chili, la prochaine première dame, Irina Karamanos, a marché aux côtés d'une foule immense de femmes rassemblées sous le slogan "Pour la vie qu'ils nous doivent". "La démocratie dans le pays, dans la maison et dans le lit", pouvait-on lire sur la banderole portée par Irina Karamanos et plusieurs ministres du futur gouvernement de gauche de Gabriel Boric, qui prendra ses fonctions cette semaine dans un gouvernement qu'il a promis "féministe".

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