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Donald Trump : donner des surnoms à ses rivaux, sa stratégie redoutable

Le président américains multiplie les surnoms pour évoquer ses opposants dans ses meetings et sur Twitter. Une véritable stratégie politique.

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États-Unis : les surnoms dénigrants de Trump contre ses opposants Crédit Image : NICHOLAS KAMM / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Philippe Corbé
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édité par Quentin Marchal

Depuis le début de son mandat, Donald Trump a pris l'habitude d'utiliser une arme redoutable contre ses rivaux, celle de leur donner des surnoms qui font parler. Il le faisait déjà d’ailleurs avant d’entrer en politique et avait compris à quel point cela pouvait s'avérer efficace pour attaquer ses adversaires dans les tabloïds new-yorkais qui reproduisaient ces surnoms insultants en Une de leurs journaux.

Le président américain continue régulièrement à le faire. Il teste ses surnoms sur Twitter et voit si ça prend. Par exemple en 2016, il n’appelait Hillary Clinton, sa rivale dans la course à la présidentielle, dans ses tweets et ses meetings, que "Crooked Hillary", c’est à dire "Hillary la Crapule". Rapidement, un certain nombre de ses électeurs l’ont imité

D'autres exemples figurent au tableau de chasse de Donald Trump. Ted Cruz, un sénateur de son parti, s'appelait "Lyin’ Ted", soit "Ted le menteur". Ensuite il a surnommé Kim Jong-Un, le dirigeant nord-coréen, "Rocket Man" à la tribune de l’ONU, l’homme missile, avant de finalement de déclarer qu’ils étaient "tombés amoureux"

Des surnoms qui collent à ses opposants politiques

Ses principales cibles restent toutefois, surtout et avant tout ses opposants démocrates. Leur chef au Sénat, Chuck Schumer se prénomme "Chuck le pleureur" car il a pleuré un jour en public à propos des réfugiés musulmans dont Trump a cherché à interdire l’entrée.

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Il y a aussi Pocahontas, pour la sénatrice Elisabeth Warren, candidate à la primaire démocrate, pour se moquer de ses origines amérindiennes. Il fait ça avec les candidats les plus en vue dans la primaire, ceux qu'ils pourrait affronter lors de la prochaine élection présidentielle.

Bernie Sanders c’est "Crazy Bernie", "Bernie le fou" tandis que Kamala Harris, c’est "Nasty, la méchante". Le favori de la primaire démocrate, Joe Biden, c’est "Sleepy Creepy Joe", pas facile à traduire : ce serait "L’Endormi Vicelard, l’Endormi Peloteur".

Ces surnoms ont pris une telle ampleur qu’un débat monte dans les rédactions, pour savoir s'il faut arrêter de les citer. Une éditorialiste du Washington Post écrivait récemment que ces surnoms font appel à des instincts enfantins de cruauté et de petit caïd de cour de recré. Et si les journalistes les reprennent, selon elle, ils sont les complices de ces agressions

Car ces surnoms ne sont pas simplement des formules, ils sont une véritable stratégie politique. Ces caricatures, à force d’être répétées, collent à ses cibles. C’est d’ailleurs exactement ce qu’ils cherchent. Joe Biden essaye de faire de même en l’appelant  "le clown". La bataille pour la Maison-Blanche est bel et bien lancée.

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