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Donald Trump dénonce les "fausses accusations" de violences conjugales

Le président américain a pris la défense de deux employés de la Maison Blanche, poussés à la démission cette semaine après des accusations de violences conjugales.

Donald Trump le 6 janvier 2018
Donald Trump le 6 janvier 2018 Crédit : SAUL LOEB / AFP
François Quivoron
François Quivoron
et AFP

La Maison Blanche a été secouée cette semaine par les démissions de deux employés accusés de violences conjugales. Sur Twitter, Donald Trump est monté au créneau samedi 10 février pour dénoncer les "fausses accusations" qui "détruisent des vies". "Des gens voient leur vie détruites et brisées par de simples accusations. Certaines sont vraies et certaines sont fausses. Certaines sont vieilles et certaines sont récentes", a tweeté le président américain samedi.

Rob Porter et David Sorensen, deux anciens employés de la Maison Blanche, ont respectivement quitté l'exécutif américain mercredi et vendredi. Les deux hommes nient les faits qui leur sont reprochés. Donald Trump faisait vraisemblablement référence à eux dans son tweet. "Quelqu'un qui est faussement accusé ne peut pas s'en remettre, sa vie et sa carrière sont finies. Ça n'existe plus les procédures équitables ?", a ajouté le président américain.

Rob Porter, désormais ex-secrétaire du personnel de la Maison Blanche, est accusé par deux ex-épouses d'agressions physiques et d'abus psychologiques. Sur CNN vendredi 9 février dans la soirée, l'une d'entre elles, Jennie Willoughby, a expliqué avoir vécu dans la "terreur permanente" pendant sa relation. Des photos de sa première femme, Colbie Holderness, avec un oeil au beurre noir, ont également été publiées. Le coup a été asséné par Rob Porter, assure-t-elle.

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Il n'y a pas de tolérance pour les abus conjugaux"

Mike Pence, vice-président américain
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Cela n'a pas empêché le président américain de réagir dès vendredi en soulignant le "moment difficile" que traverse l'homme de 40 ans. "Il a fait du très bon travail pendant qu'il était à la Maison Blanche", a-t-il souligné dans le Bureau ovale, en ajoutant : "Il dit qu'il est innocent et je pense qu'il faut s'en souvenir". "Il n'y a pas de tolérance au sein de cette Maison Blanche ni de place en Amérique pour les abus conjugaux", a pour sa part réagi le vice-président Mike Pence depuis la Corée du Sud, se disant "atterré" par les accusations.

Ces dernières fragilisent tout l'entourage de Donald Trump puisque John Kelly, le secrétaire général de la Maison Blanche, est accusé d'avoir eu connaissance des faits reprochés à Rob Porter. Le New York Times affirmait vendredi soir que le président était furieux contre lui, notamment à cause de ses affirmations mensongères selon lesquelles il avait œuvré activement au renvoi de Rob Porter dès que les accusations ont émergé.

Démission du secrétaire général de la Maison Blanche ?

Toujours selon le New York Times, le secrétaire général de la Maison Blanche pourrait même démissionner, et Donald Trump envisagerait de le remplacer par Mick Mulvaney, le directeur du budget de la Maison Blanche, l'élu de Californie Kevin McCarthy ou Gary D. Cohn, son conseiller économique. Le nom de son ami Thomas J. Barrack Jr, un homme d'affaires, est également mentionné.

David Sorensen, l'autre employé de la Maison Blanche accusé de violences conjugales, était chargé de la rédaction des discours. Son ancienne épouse, Jessica Corbet, a témoigné dans le Washington Post avoir subi des violences physiques de sa part, décrivant notamment comment il l'a brûlée avec une cigarette et l'a cognée contre un mur. Des accusations rejetées en bloc par son ancien mari. "En fait, j'étais la victime de violences physiques répétées, pas elle", a-t-il même déclaré dans un communiqué transmis au Washington Post.

Trump lui aussi accusé de harcèlement sexuel

L'attitude du 45e président des États-Unis vis-à-vis d'hommes accusés de violences sur des femmes avait déjà été critiquée lorsqu'il avait choisi de soutenir Roy Moore, candidat républicain malheureux à une élection sénatoriale en Alabama. Le magistrat ultra-conservateur était accusé d'agressions sexuelles sur mineur. "Il dit que cela ne s'est pas passé. Et, vous savez, il faut aussi l'écouter", avait plaidé l'ancien magnat de l'immobilier en novembre. Il avait également qualifié de "bonne personne" le journaliste Bill O'Reilly, licencié de Fox News après des accusations, notamment, de "relation sexuelle non consentie".

Donald Trump, lui-même accusé de harcèlement sexuel par plusieurs femmes, s'était vanté en 2005 dans une vidéo publiée pendant la campagne présidentielle de 2016 de pouvoir "attraper" les femmes "par la chatte" grâce à sa célébrité.

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