3 min de lecture Environnement

VIDÉO - Grèce : des incendies encerclent Athènes, plus de 70 morts

Une ceinture de feu encercle la capitale grecque depuis plusieurs heures, obligeant la Grèce à demander l'aide de ses partenaires européens.

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Grèce : plus de 50 morts à cause des incendies déclarés le 23 juillet Crédit Image : ANGELOS TZORTZINIS / AFP | Crédit Média : Korinthos TV / AFP / AFP | Date :
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

Les violents incendies qui sévissent aux alentours d'Athènes ravagent tout sur leur passage. Les flammes ont tué au moins 74 personnes, fait savoir ce mardi 24 juillet Myron Tsagarakis, conseiller municipal de Rafina, le chef-lieu de la zone balnéaire en proie aux flammes.

Au cours de la nuit précédente, le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos, annonçait déjà le décès d'au moins 20 personnes, piégées  pour la plupart dans le secteur de la localité balnéaire de Matià 40 km au nord-est d'Athènes, "à leur domicile ou dans leurs voitures"

Au petit matin, le bilan s'est encore alourdi. Un groupe de 26 personnes a été retrouvé carbonisé dans la cour d'une villa de Mati. Le nombre total de blessés était alors à "plus de 150" indiquait alors le porte-parole du gouvernement. Les rescapés sont transférés vers des hôtels et des camps militaires, tandis que de nombreux proches inquiets affluaient à Rafina.

Peu avant 17 heures, un nouveau bilan provisoire faisait état d'au moins 74 morts.  

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Les autorités poursuivent les opérations de recherches de victimes et d'évacuations des sinistrés, a indiqué Dimitris Tzanakopoulos. Neuf patrouilleurs côtiers, deux bâtiments militaires et "des dizaines de bateaux privés" assistés d'hélicoptères de l'armée étaient mobilisés pour évacuer sur le port de Rafina, proche de Mati, les résidents et touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer, a-t-il précisé.

La fumée des incendies entoure le Parthénon le 23 juillet 2018 Crédits : ANGELOS TZORTZINIS / AFP | Date : 24/07/2018
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La fumée des incendies entoure le Parthénon le 23 juillet 2018 Crédits : ANGELOS TZORTZINIS / AFP | Date : 24/07/2018
Les flammes ravagent les alentours d'Athènes, le 23 juillet 2018 Crédits : ANGELOS TZORTZINIS / AFP | Date : 24/07/2018
Les flammes ravagent les alentours d'Athènes, le 23 juillet 2018 Crédits : ANGELOS TZORTZINIS / AFP | Date : 24/07/2018
Les flammes détruisent une maison près d'Athènes, le 23 juillet 2018 Crédits : VALERIE GACHE / AFP | Date : 24/07/2018
Un pompier tente d'éteindre un foyer dans un feu de forêt le 23 juillet 2018 Crédits : VALERIE GACHE / AFP | Date : 24/07/2018
Des voitures bloquées sur la route près de Kineta (Athènes), le 23 juillet 2018 Crédits : VALERIE GACHE / AFP | Date : 24/07/2018
Un pompier près d'une maison en flammes près d'Athènes, le 23 juillet 2018 Crédits : VALERIE GACHE / AFP | Date : 24/07/2018
Un camion de pompier sur une route près d'un incendie Crédits : ANGELOS TZORTZINIS / AFP | Date : 24/07/2018
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Plus de 600 pompiers mobilisés

"L'heure est à la lutte contre les flammes", a déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, après avoir présidé une réunion de crise. "La nuit sera difficile". Il a chiffré à "plus de 600" les pompiers déployés sur les trois fronts partis dans la journée, dont deux continuaient de progresser, autour de Rafina et à quelques 55 km à l'ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l'autoroute conduisant au canal de Corinthe. Mais la nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères.

"Si je n'étais pas partie, j'aurais brûlé"

Maria, une retraitée de 67 ans résidant à Mati
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Selon Yannis Kapakis, les feux ont été attisés dans la journée par des vents soufflant jusqu'à plus de 100 km/h, créant une "situation extrême". Alexis Tsipras a écourté un déplacement à Mostar, en Bosnie, pour revenir coordonner les opérations. Athènes a également activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires, et Chypre et l'Espagne ont déjà proposé de l'aide, selon Yannis Kapakis.

Avant la tombée de la nuit, les télévisions montraient des habitants fuyant en voiture, cernés par les flammes, et de nombreux bâtiments endommagés. "Si je n'étais pas partie, j'aurais brûlé" a témoigné Maria, une retraitée de 67 ans résidant à Mati, jointe au téléphone par l'AFP. Faute de les trouver à temps, elle a dû abandonner ses deux chiens pour se réfugier dans une localité proche.  

Des soupçons d'actes criminels

Les zones sinistrées étaient recouvertes d'épais nuages de fumée, couvrant aussi le ciel de la capitale, tandis que le trafic routier et l'alimentation en électricité y étaient perturbés.  
"Je suis préoccupé par le déclenchement en parallèle de ces foyers", a aussi affirmé Alexis Tsipras. Le ministre adjoint à l'Intérieur, Nikos Toskas, avait plus tôt laissé entendre que les feux pourraient être d'origine criminelle.

Les incendies ont pris alors qu'une vague de chaleur s'abattait sur le pays, avec des températures grimpant jusqu'à 40 degrés Celsius. Selon les services météo, les conditions doivent rester difficiles mardi.

Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l'été, notamment dans les zones vertes entourant la capitale. Les derniers feux les plus dévastateurs pour le pays étaient survenus en 2007 dans le Péloponnèse et sur l'île d'Evia, tuant 77 personnes et ravageant 250.000 hectares de forêts, maquis et cultures.  

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