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Crise des migrants en Asie : la Malaisie découvre des fosses communes

Des charniers contenant de nombreux squelettes ont été trouvés à proximité de camps de migrants birmans et bengalis, dissimulés par des passeurs.

Un petit garçon de l'ethnie des Rohingyas, une minorité musulmane persécutée en Birmanie, regarde les bateaux dans un port de l'État d'Arakan, sur la côte nord-ouest du pays le 22 mai 2015.
Un petit garçon de l'ethnie des Rohingyas, une minorité musulmane persécutée en Birmanie, regarde les bateaux dans un port de l'État d'Arakan, sur la côte nord-ouest du pays le 22 mai 2015. Crédit : Ye Aung Thu / AFP
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et AFP

Ces charniers pourraient contenir "des centaines de squelettes". La Malaisie révèle, ce dimanche 24 mai, avoir découvert des fosses communes susceptibles de renfermer les dépouilles de migrants du Bangladesh et de Birmanie, victimes de la traite d'êtres humains. 

Le ministre malaisien de l'Intérieur Zahid Hamidi, cité par site internet du journal The Star, explique que ces charniers ont été mis au jour près de camps mis en place par les passeurs, à proximité de la frontière avec la Thaïlande. "Mais nous ne savons pas combien il y en a. Nous allons probablement retrouver d'autres corps", avertit-il. 

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Malaisie: des fosses communes ont été découvertes

Selon le journal Utusan, qui cite une source non identifiée, une trentaine de fosses communes renfermant "des centaines de squelettes" ont été découvertes. Le Star, citant aussi des sources non identifiées, parle de charniers contenant les corps de "près de 100 migrants Rohingyas" - une minorité musulmane persécutée en Birmanie. 

Les filières de passeurs paniquent

D'après la presse malaisienne, les derniers charniers ont été découverts près de Padang Besar et Wang Kelian, le long de la frontière avec la Thaïlande, dans l’État malaisien de Perlis. La police s'est refusée à commenter ces informations, dans l'attente d'une conférence de presse prévue lundi.

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Le ministre de l'Intérieur se dit "choqué" que de tels charniers existent en Malaisie. Jusqu'à présent, Kuala Lumpur avait démenti la présence de camps de migrants sur son sol. 

Début mai, en Thaïlande, la police avait découvert des camps de transit de migrants dissimulés dans la jungle du sud, ainsi que des fosses communes contenant des restes humains, vraisemblablement ceux de Bangladais et de Rohingyas. Le pays a alors décidé de sévir contre les passeurs. Les filières d'immigration clandestines se sont donc retrouvées désorganisées. 

2.000 migrants en perdition en mer

Des milliers de personnes ont été abandonnées en mer par les trafiquants. Certains bateaux ont été refoulés vers le large, dans un jeu de "ping pong humain" dénoncé par les ONG et la communauté internationale. Depuis, les gouvernements de la région ont assoupli leur position. La Malaisie et l'Indonésie viennent d'annoncer qu'elles vont chercher à localiser et secourir les bateaux de migrants, auxquels elles fourniront un accueil temporaire. 

L'ONU estime que 2.000 personnes sont toujours en perdition en mer, alors que la mousson est proche. Plus de 3.500 boat-people ont réussi à accoster en Indonésie, en Thaïlande et en Malaisie ces deux dernières semaines. 

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