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Catalogne : une confrontation politique qui sert davantage Barcelone que Madrid

REPLAY - INVITÉ RTL - Mathieu Petithomme, politologue spécialiste de l'Espagne, analyse les conséquences de la mise sous tutelle possible de Barcelone par Madrid.

Mariano Rajoy devant le Sénat le 27 octobre 2017
Mariano Rajoy devant le Sénat le 27 octobre 2017
Crédit : OSCAR DEL POZO / AFP
Catalogne : une confrontation politique qui sert davantage Barcelone que Madrid
06:51
Stéphane Carpentier & Christelle Rebière & La rédaction numérique de RTL

Le sénat espagnol se réunit vendredi 27 octobre pour voter la mise sous tutelle de la Catalogne après un mois de conflit entre Madrid et Barcelone et les ultimatums lancés par Mariano Rajoy à Carles Puigdemont, chef de l'exécutif catalan. Dans son discours vendredi, le chef du gouvernement espagnol a demandé la destitution du président catalan.

Une situation sans précédent, confirme le politologue Mathieu Petithomme. Ce spécialiste de l'Espagne précise qu'en cas de vote positif du Sénat, l'article 155 de la Constitution de 1978 sera enclenché, ce qui signifie que "l'autonomie de la Catalogne ne [sera] pas suspendue, mais que l'ensemble des conseillers de la Generalitat et le président lui-même vont être destitués". 

Des mesures "fortes" car "toutes les élites politiques catalanes impliquées dans le processus indépendantistes vont être destituées", souligne Mathieu Petithomme. Le gouvernement de Madrid aura également la possibilité de mettre sous tutelle les médias et la police catalane.

L'annonce des séparatistes, vendredi matin, de lancer un processus constituant laisse penser que la crise ne va pas se résoudre prochainement selon le politologue qui estime que, si cette décision relève davantage du symbole, elle montre une volonté des séparatistes de rester quelque peu en "marge de la légalité". 

Garder le contrôle

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Et la raison est simple. "C'est une façon pour eux de garder la main et de continuer avec une stratégie de confrontation qui tend à les servir", explique Mathieu Petithomme, Ce que le gouvernement de Madrid ne semble d'ailleurs pas comprendre, observe l'expert.

"Car si la police et les médias sont mis sous contrôle, ensuite les indépendantistes pourront activer leur propagande en se montrant comme victime, et donc, dans les élections constituantes suivantes, ou même des élections légales dans les six mois [conséquence du déclenchement de l'article 155, ndlr], ils pourront reprendre la main".

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