1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Brésil : ils tatouent "je suis un voleur" sur le front d'un adolescent
2 min de lecture

Brésil : ils tatouent "je suis un voleur" sur le front d'un adolescent

Deux Brésiliens ont été arrêtés le weekend dernier pour avoir tatoué de force la phrase "je suis un voleur" sur le front d'un adolescent de 17 ans qu'ils accusaient d'avoir dérobé un vélo.

Un tatouage (image d'illustration)
Un tatouage (image d'illustration)
Crédit : Cécile de Sèze / RTL.fr
Maxime Magnier & AFP

Tout en défigurant leur victime, les deux tortionnaires ont filmé leur acte. Le weekend dernier, deux Brésiliens ont été arrêté après avoir tatoué "je suis un voleur" sur le front d'un jeune homme de 17 ans qu'ils accusaient d'avoir dérobé un vélo. 

Âgés de 27 et 29 ans, les suspects ont reconnu les faits, se justifiant en expliquant qu'ils avaient vu le jeune homme essayer de voler une bicyclette, ont relaté plusieurs médias locaux, lundi 12 juin. La famille de la victime, inquiète de ne pas avoir eu de ses nouvelles, a découvert avec effroi sur les réseaux sociaux une vidéo des deux hommes en train de tatouer la phrase sur le front de l'adolescent. Ce dernier y apparaît attaché sur une chaise alors que ses tortionnaires utilisent une machine à tatouer pour marquer son visage de lettres capitales.

"Ils ont commis un acte lâche, cruel et d'une extrême brutalité", a dénoncé au site d'information G1 l'avocat Ariel de Castro Alves, membre de la Commission des Droits de l'homme de l'État de Sao Paulo, ajoutant : "Avant de le tatouer, ils lui ont attaché les mains et les pieds. Il criait pour demander pitié".

De son côté, la victime s'est défendue, dans une interview à TV Globo sans montrer son visage, avoir tenté de voler la bicyclette en question. "J'étais ivre, j'ai bousculé le vélo sans faire exprès et il est tombé", a déclaré l'adolescent. Celui-ci a également raconté que les tortionnaires avaient décidé de lui raser les cheveux quand ils ont vu qu'il tentait de dissimuler le tatouage avec sa frange. 

À lire aussi

"Mon fils n'est pas un animal", s'est insurgée la mère du jeune homme sur G1. "Il est malade. Il a besoin de l'aide d'une clinique pour décrocher des drogues, mais nous ne pouvons pas payer parce que ça coûte trop cher". Face à la cruauté des deux suspects interpellés, une campagne de dons en ligne pour aider la victime à payer une opération pour enlever le tatouage a déjà permis de réunir plus de 15.000 réais (un peu plus de 4.000 euros) en deux jours.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/