2 min de lecture Justice

Belgique : ouverture d'une enquête pour assassinat après un décès dans une secte

Une enquête pour assassinat a été ouverte par la justice belge après le décès suspect en 2011 d'une femme dans une secte en Belgique.

Le symbole de la justice (illustration)
Le symbole de la justice (illustration) Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Charles Deluermoz et AFP

Saisie d'une plainte déposée par une des sœurs de la victime, la justice belge a ouvert une enquête pour assassinat après la mort en 2011 à Hastière, dans le sud de la Belgique, d'une femme qui était sous l'emprise d'un gourou connu des autorités françaises comme le responsable du groupe identitaire Les Brigandes.

"Une instruction est effectivement en cours à charge de X pour assassinat d'une dame faisant partie de la secte", a indiqué à l'AFP une porte-parole du parquet de Namur (sud), confirmant une information de l'hebdomadaire français L'Obs. "Il n'y a pas d'inculpation à ce stade. Nous ne communiquons pas davantage actuellement sur le dossier", a ajouté dans un courriel cette porte-parole, Charlotte Fosseur.

L'Obs affirme qu'en octobre 2011, une membre de "la secte de Joël LaBruyère" souffrant d'un cancer incurable est morte dans un cabanon isolé surnommé "la planque", à Hastière dans les Ardennes belges, non loin de la frontière française.

Tuée pour abréger ses souffrances

Cette femme, identifiée avec une initiale ("S"), refusant apparemment de soigner son cancer, "a été étouffée par deux de ses veilleuses" afin d'abréger ses souffrances, poursuit l'hebdomadaire, citant le témoignage d'une ancienne membre de la secte. Les faits se seraient produits quelques jours après son mariage avec un membre de la secte de M. LaBruyère nommé Alexis.

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Joël LaBruyère, un Français de 71 ans, est "un personnage bien connu pour l'emprise mentale qu'il peut développer sur des groupes", soulignait en 2018 à l'AFP l'organisme gouvernemental français de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), à l'occasion d'une enquête sur son mouvement.

L'homme s'est notamment fait connaître comme l'auteur de chansons xénophobes pour "Les Brigandes", un "girls band" qui s'est déjà affiché au côté du cofondateur du Front national français (FN, devenu Rassemblement national), Jean-Marie Le Pen.

Selon le site des Brigandes, où M. LaBruyère est présenté comme "le directeur", ce dernier a fondé en 1996 l'association L'Omnium des libertés avec comme objectif de "s'opposer à la chasse aux sorcières qui sévit en France contre tout ce qui n'est pas conventionnel aux plans politique, religieux et thérapeutique".

Ce que M. LaBruyère décrit comme sa "communauté" de fidèles s'appelle aujourd'hui "La Rose et l'Epée", dont un des fiefs est le petit village de La Salvetat-sur-Agout, dans le sud de la France.

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