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Sous-marin disparu : les familles désespèrent de retrouver leurs proches

Le San Juan, submersible argentin disparu depuis le 15 novembre, est activement recherché. Pour les familles des marins, les espoirs s'amenuisent.

Le sous-marin argentin San Juan (à gauche) en juin 2014
Le sous-marin argentin San Juan (à gauche) en juin 2014
Crédit : ARGENTINA'S DEFENSE MINISTRY / AFP
Lucie Valais & AFP

Les jours passent et les espoirs s'amenuisent. Les chances de retrouver le submersible, disparu depuis près de dix jours, et les 44 marins à son bord sont de plus en plus restreintes, malgré les importants efforts déployés sur place. Des navires ainsi que des avions argentins et étrangers tentent toujours de localiser le San Juan, dont la dernière position connue se situe à 400 km des côtes argentines de la Patagonie.

Une zone de recherches désormais réduite à une région où la profondeur peut atteindre 350 mètres. Cette zone se situe à la limite d'une faille, où les fonds peuvent aller jusqu'à 3.000 mètres. Selon les experts, en dessous de 600 mètres, le San Juan se disloquerait sous la pression. Ce qui ajoute au désespoir des familles des 44 marins se l'équipage du submersible argentin.

Vendredi 24 octobre, les espoirs de retrouver des survivants du sous-marin étaient proches de zéro, après la confirmation qu'une explosion serait à l'origine de la disparition de ce submersible argentin de 65 mètres de longueur.

Des recherches intenses et internationales

Près de dix jours après la disparition du San Juan, les efforts pour le localiser ne faiblissent pas. En tout, plus de 4.000 personnes, quatorze navires et dix avions participent aux recherches, appuyées par les États-Unis, l'Angleterre, la France, le Brésil et le Chili. "Un effort national et international de grande magnitude", commente la marine argentine.

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Avant la confirmation de l'explosion qui aurait provoqué la perte du bâtiment argentin, les familles s'étaient regroupées devant la base navale de Mar del Plata, le port d'attache du San Juan, pour attendre les déclarations officielles et la confirmation de l'explosion. Une centaine de proches y sont hébergés depuis la disparition du sous-marin, et une cellule de soutien psychologique y a été mise en place.

"Ils ne nous disent pas qu'ils sont morts, mais qu'ils sont à 3.000 mètres de fond", a témoigné, en colère, Itati Leguizamon, l'épouse d'un marin. "Ils viennent de nous dire que le sous-marin a explosé", a dit Jessica Gopar, dont le mari, Fernando Santilli est électricien à bord du San Juan. "Comment je vais dire à mon fils qu'il n'a plus de père ? C'est la première fois que je viens à la base et je viens d'apprendre que je suis veuve", ajoute la jeune femme, en sanglots. 

L'explosion, confirmée, accable les proches

Lors d'une conférence de presse donnée jeudi 23 novembre, à Buenos Aires, le porte-parole de la marine argentine, le capitaine Enrique Baldi, a annoncé que les analyses, réalisées en Autriche, de "l'anomalie hydro-acoustique" enregistrée avaient conclu à "un événement anormal, court, violent, pas d'origine nucléaire, correspondant à une explosion". 

"C'est terrible. D'après moi, après une explosion comme ça, c'est difficile qu'il y ait des survivants. C'est pratiquement impossible de trouver quelqu'un de vivant", explique un ancien commandant de sous-marin. "Un grave problème avec une batterie peut générer de l'hydrogène, qui au-delà d'un certain pourcentage, est explosif. Si une explosion s'est produite, eh bien, tout est perdu", a-t-il ajouté.

En effet, le submersible est composé de "500 tonnes de batteries au plomb et à l'acide, qui libèrent de l'hydrogène s'il y a surcharge des batteries, et l'hydrogène explose au contact de l'oxygène", détaille Gustavo Mauvecin, directeur du Centre de la médecine hyperbare de Mar del Plata. 

L'explosion expliquerait l'absence de communications et le fait que le submersible n'ait pas eu le temps d'activer sa balise de détresse. Pour Horacio Tobias, ancien chef d'immersion du San Juan, "cela a été si violent qu'il n'ont pas eu le temps de se rendre compte de quoi que ce soit".

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