1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Algérie : la participation à la présidentielle à 51,7%, Bouteflika favori
2 min de lecture

Algérie : la participation à la présidentielle à 51,7%, Bouteflika favori

Les électeurs algériens n'ont été que 51,7% à se déplacer pour l'élection présidentielle, un scrutin qui devrait offrir un quatrième mandat à Abdelaziz Bouteflika.

Des partisans d'Abdelaziz Bouteflika manifestent leur joie à Alger, le 17 avril 2014 après l'élection présidentielle.
Des partisans d'Abdelaziz Bouteflika manifestent leur joie à Alger, le 17 avril 2014 après l'élection présidentielle.
Crédit : AFP PHOTO / PATRICK BAZ
La rédaction numérique de RTL & AFP

L'élection présidentielle algérienne, organisée jeudi 17 avril, devrait se solder par un quatrième mandat pour l'actuel président algérien Abdelaziz Bouteflika. Les électeurs se sont toutefois nettement moins mobilisés qu'en 2009, avec 51,7 % de participation contre 74% cinq ans plus tôt.

Le principal adversaire d'Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis, a affirmé qu'il rejetait "en bloc et en détail" le résultat, dénonçant une "fraude à grande échelle" et de "graves irrégularités" tout au long de la journée et partout dans le pays.

Les résultats du scrutin doivent être annoncés ce vendredi après-midi par le ministre de l'Intérieur Tayeb Bélaïz.

Les partisans de Bouteflika en liesse dans les rues d'Alger

Toutefois et malgré l'absence de sondages, les partisans du président sortant ont commencé à célébrer sa victoire dans les rues d'Alger, dès la fermeture des bureaux de vote. Des cortèges de voitures, ornés du drapeau national et du portrait de leur champion, sillonnaient à coups de klaxons les principales artères de la capiale. Un feu d'artifice a même été tiré sur la place de la Grande Poste, au cœur d'Alger.

À lire aussi

Le plus faible taux de participation a été enregistré en Kabylie (autour de 25%), où des incidents ont fait 70 blessés, et dans la capitale, où les Algérois ont été seulement 37% à voter

Une coalition de cinq partis d'opposition avait appelé à boycotter le scrutin, plaidant en faveur d'une "transition démocratique", tandis que le mouvement Barakat ("Ça suffit"), hostile à un quatrième mandat, a estimé que cette élection était "un non-événement".

Une élection marquée par les soupçons de fraude

Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, affaibli par la maladie, briguait un quatrième mandat de cinq ans après quinze ans de pouvoir, face à cinq candidats, dont son ex-Premier ministre Ali Benflis.

A cette occasion, Abdelaziz Bouteflika a fait sa première apparition publique depuis le 8 mai 2012, en allant voter personnellement malgré ses ennuis de santé causés par un AVC il y a un an. 

Après avoir entretenu un certain suspense, la presse semblait entériner une reconduction de l'actuel président. Le quotidien francophone El Watan a parlé d'un "scrutin dénué de crédibilité", dénonçant la fraude qui "a toujours régné sur les élections algériennes". Pour Liberté aussi, le scrutin est "dénué d'enjeux réels".

Sur le terrain, plus de 260.000 policiers et gendarmes ont été déployés pour assurer la sécurité des près de 23 millions d'électeurs.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/