2 min de lecture Explosion

Afghanistan : des explosions lors de funérailles à Kaboul font 7 morts et 87 blessés

Les victimes participaient aux funérailles d'un homme tué lors d'une manifestation réclamant la démission du gouvernement afghan.

Les effets personnels de victimes touchées par des explosions à Kaboul (Afghanistan), le 3 juin 2017.
Les effets personnels de victimes touchées par des explosions à Kaboul (Afghanistan), le 3 juin 2017. Crédit : WAKIL KOHSAR / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

Au moins sept personnes ont été tuées et plus de 100 blessées par des explosions samedi 3 juin à Kaboul durant les funérailles d'un homme tué la veille lors d'une manifestation contre l'insécurité après l'attentat sanglant de mercredi. "Pour l'heure, six personnes décédées et 87 blessées ont été transportées dans les hôpitaux de Kaboul", a annoncé Waheed Majroh, un porte-parole du ministère de la Santé. "Nous ne savons pas ce qui a causé les explosions", avait auparavant indiqué à l'AFP Najib Danish, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Selon des témoins, trois explosions sont survenues dans un cimetière des environs de Kaboul lors des obsèques de Salim Ezadyar, fils d'un sénateur et l'une des quatre personnes tuées lors d'un rassemblement la veille durant lequel la police a tiré à balles réelles pour disperser des centaines de manifestants. Ils réclamaient la démission du président Ashraf Ghani après l'attentat de mercredi, le plus meurtrier depuis 2001 avec au moins 90 morts.

Les images diffusées par des chaînes de télévision montraient samedi des corps ensanglantés et démembrés. "Des gens ont été pulvérisées" en raison de la violence de l'impact, a raconté un témoin, Abdul Wudood. Le chef de l'exécutif afghan, Abdullah Abdullah, participaient à ces obsèques mais ses bureaux ont assuré qu'il était indemne.

La ville pourtant en état d'urgence

Kaboul avait pourtant été placée en état d'urgence samedi matin pour empêcher la tenue de nouvelles manifestations, les autorités craignant précisément de nouvelles attaques. Elles avaient coupé les routes du centre-ville, avec des contrôles de l'armée et des véhicules blindés patrouillant dans la ville. "Nous avons des renseignements qui indiquent que nos ennemis essayent de mener des attaques sur les rassemblements et manifestations", avait déclaré Gul Nabi Ahmadzai, commandant à Kaboul.

À lire aussi
Oussama Ben Laden
Al-Qaïda : 10 ans après la mort de Ben Laden, qu’est devenue l’organisation terroriste ?

Mais des dizaines de personnes étaient toujours réunies samedi sous une tente à proximité du palais présidentiel, exigeant la démission du président Ghani, dans une ambiance pacifique. "Tout gouvernement qui tente d'interrompre notre manifestation juste et fondée montrera sa complicité avec les groupes terroristes et les auteurs de l'attaque de mercredi", a estimé Asif Ashna, porte-parole des manifestants. "Le gouvernement a le devoir d'assurer la sécurité des manifestants (...) et sera tenu pour responsable de toutes violences", a-t-il ajouté. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Explosion Moyen-orient Proche-orient
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants