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Abou Mohammed Al-Adnani, le supposé "ministre des attentats" et premier recruteur de Daesh

PORTRAIT - Le Syrien de 38 ans, Abou Mohammed al-Adnani, pourrait être l'homme clé et le véritable meneur des attentats de Paris et de Bruxelles.

Abou Mohammed Al-Adnani
Abou Mohammed Al-Adnani Crédit : Youtube / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

Son nom était encore peu ressorti dans l'enquête sur les attentats perpétrés à Paris et à Bruxelles. Pourtant, Abou Mohammed al-Adnani pourrait avoir joué un rôle central dans ces attaques terroristes. Ce dernier serait même une figure au sein même de l'organisation islamique alors que son influence et son pouvoir au sein du califat est aujourd'hui largement relayé.

Mais ses prises de parole ne sont pas ses seuls actes en faveur de Daesh. De son vrai nom Taha Sobhi Falaha aurait donc joué un rôle clé dans les attaques terroristes qui ont touché l'Europe. Et ce, devant Abdelhamid Abaaoud qui a longtemps été considéré comme le cerveau des attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis. Dès le lendemain de cette attaque terroriste d'une ampleur sans précédent en France, le journal britannique The Sunday Times évoquait cette piste d'Abou Mohammed al-Adnani en parlant d'un "ministère des attentats" en charge des "opérations extérieures". 

Al-Adnani, recruteur numéro 1

Des propos aujourd'hui relayés par Le Parisien alors que le Combating Terrorism Center a analysé l'ensemble des 22.000 fichiers, désormais réunis sous le terme de DaeshLeaks. Grâce à cela, les spécialistes américains affirment que Abou Mohammed al-Adnani est à l'origine de l'arrivée de plus de 30% des jihadistes étrangers.

Un pourcentage faramineux qui fait de Taha Sobhi Falaha, le premier recruteur de Daesh. Âgé de 38 ans, ce Syrien originaire de la province d'Idlib, proche de la ville d'Alep, est aujourd'hui une "référence" de l'État islamique. Surtout qu'il a rapidement été suivi par les autorités internationales alors qu'il est arrêté en 2005 par les États-Unis et emprisonné dans le sud de l'Irak. C'est là où il rencontre les principaux dirigeants actuels du groupe islamique dont l'actuel calife, Abou Bakr al-Baghdadi, selon le quotidien régional. 

Al-Adnani, l'une des voix de Daesh

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Recruteur numéro 1, ministre des attentats ou encore porte-parole de Daesh... Ses rôles sont nombreux et régulièrement débattus par les spécialistes du terrorisme. Mais une chose est sûre : sa voix a régulièrement été entendue dans des vidéos de propagande postée par l'État islamique.

Le 29 juin 2014, c’est bien la voix d’Abou Mohamed Al-Adnani qui avait proclamé le califat et le nouveau nom de l’organisation, qui n’entendait plus se limiter à l’Irak et à la Syrie, rappelait Le Monde en décembre 2015. Mais c'est en septembre 2014 que le jihadiste s'est réellement démarqué en attaquant pour la première fois les "méchants et sales Français". "Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen - en particulier les méchants et sales Français - ou un Australien ou un Canadien ou tout incroyant (…), dont les citoyens de pays qui sont entrés dans une coalition contre l’Etat islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière", avait-il déclaré dans une vidéo de 42 minutes.

Responsable des attentats de janvier ?

Mais récemment, son nom est aussi ressorti dans l'enquête sur les attentats en France, perpétrés en janvier 2015. Selon certains experts relayés par Le Parisien, l'analyse d'un ordinateur et d'une clé USB ayant appartenu à Amedy Coulibaly ont mis en lumière une corrélation entre le preneur d'otages de l'Hyper Cacher et Abou Mohamed Al-Adnani. Pas moins de sept discours de ce dernier auraient été retrouvés dans l'ordinateur du terroriste mort dans l'assaut du RAID à la porte de Vincennes.

Toujours selon le quotidien, un combattant français de 31 ans, interpellé à son retour de Syrie en juin dernier par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), évoquait déjà son implication dans les projets d'attentats à venir

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