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Un panache de fumée s'élève après une frappe sur la capitale iranienne Téhéran, le 5 mars 2026.
Crédit : ATTA KENARE / AFP
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La guerre en Iran est entrée dans sa deuxième semaine. Le vendredi 6 mars, l'État hébreu a affirmé avoir frappé le bunker du Guide suprême iranien, situé en plein cœur de Téhéran. Dans la capitale iranienne, la désescalade semble, ce vendredi soir encore, bien lointaine. Plus tôt dans la journée, Donald Trump a prévenu que la guerre se poursuivrait jusqu'à une capitulation totale.
Des déclarations qui n'ont évidemment rien fait pour rassurer les marchés. Car cette guerre a aussi un coût, économique et militaire, qui se chiffre déjà en milliards de dollars.
Côté américain, selon plusieurs estimations, les 100 premières heures de cette campagne militaire ont coûté environ 3,7 milliards de dollars à Washington, soit près de 900 millions par jour. Cela comprend le coût des opérations aériennes, avec 200 avions de combat, le déploiement de porte-avions, de destroyers et de navires. À cela s'ajoutent les munitions, les éventuelles pertes matérielles et le salaire de dizaines de milliers de soldats américains engagés.
En réalité, seule une partie de ces dépenses est déjà inscrite dans le budget militaire américain. Le reste devra très probablement être financé par des crédits supplémentaires que le président Donald Trump devra rapidement solliciter auprès du Congrès.
Si l'opération devait se prolonger pendant plusieurs semaines, son coût économique total pourrait atteindre jusqu'à 210 milliards de dollars. À titre de comparaison, cela représenterait près de 20% du budget annuel de la défense des États-Unis.
Pour l'État hébreu, le coût est également considérable, de l'ordre de plusieurs centaines de millions de dollars par jour. La raison est simple : contrairement aux opérations menées à Gaza ou au Liban, les distances de frappe sont beaucoup plus importantes. Il faut parcourir environ 1.500 kilomètres pour atteindre Téhéran.
Cela implique davantage de carburant pour les avions de chasse, ainsi que des opérations de ravitaillement en vol plus nombreuses. Par ailleurs, les missiles iraniens sont plus puissants et donc plus coûteux à intercepter.
Pour autant, Israël n'en est pas à sa première campagne militaire depuis le 7 octobre 2023. Malgré ces conflits successifs, l'économie israélienne ne s'est pas arrêtée. Elle reste notamment soutenue par le secteur technologique, qui génère d'importantes recettes fiscales et des entrées de devises permettant de financer une partie de l’effort de guerre.
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