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Hébergement d'urgence : la moitié des demandes des SDF restées sans réponse en février

La moitié des demandes d'hébergement au 115 sont restées sans réponse en février. Une association déplore la fermeture de "plusieurs centaines de places".

Paris, le 22 mars 2013. La moitié des demandes d'hébergement d'urgence n'ont pas abouti en février.
Paris, le 22 mars 2013. La moitié des demandes d'hébergement d'urgence n'ont pas abouti en février.
Crédit : AFP / ERIC FEFERBERG
La rédaction numérique de RTL & AFP

La moitié des appels des SDF au 115 n'ont pas abouti en février. Selon, la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars), la moitié des demandes d'hébergement sont restées sans réponse faute de places. Le 31 mars signe la fin de la trêve hivernale et signifie la reprise des expulsions locatives pour les familles en difficulté de paiement de loyer et la fermeture des places supplémentaires ouvertes pendant l'hiver pour les SDF dans les structures d'hébergement d'urgence.

Selon un communiqué de la Fnars, qui gère le baromètre du 115, les chiffres de février, comme ceux des mois précédents, "montrent une saturation extrême de l'hébergement", avec seulement 44% des demandes qui ont donné lieu à une attribution dans les 37 départements étudiés et 55% à Paris. Or, rappelle la Fnars, "plusieurs centaines de places vont fermer" fin mars, citant la fermeture prévue de plus de 400 places dans le Rhône, 300 en Gironde, 200 en Isère, 180 dans le Haut-Rhin... Sur un grand nombre de territoires, "les places disponibles sont déjà gelées en attente de leur fermeture, bloquant toute admission nouvelle au 115", dit la fédération.

Les sans-abris hébergés quelques nuits avant de retourner à la rue

"Malgré la création de places en 2013 et la progression du budget de l'hébergement en 2014, la prise en charge au thermomètre des sans abri se perpétue", déplore-t-elle. Elle souligne que de nombreuses places ouvertes cet hiver l'ont été "sous forme de nuitées hôtelières ou de places dans des gymnases, algéco, centres d'hébergement d'urgence ou accueils de jour et de nuit", qui ferment à l'approche du printemps.

Selon le baromètre de février, de plus en plus de personnes qui sollicitent le 115 "sont déjà connues par le dispositif". Cela signifie que "les solutions d'hébergement sont ponctuelles, ne proposant aux personnes qu'une mise à l'abri, pour une ou plusieurs nuits, avant d'être contraintes de retourner à la rue" et de rappeler le 115.

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