Avec l'ouverture des lignes du métro du Grand Paris Express, l'extension de la 11 et 14, les besoins de financement des transports franciliens vont augmenter dès l'an prochain, ce qui laisse planer une nouvelle augmentation des tarifs pour les usagers.
En effet, pour exploiter toutes ces nouvelles lignes, Île-de-France Mobilités aura besoin de 1,4 milliard d'euros supplémentaires par an. Et dès 2024, il faut trouver 800 millions, dont 200 millions pour financer les transports des Jeux olympiques.
La question de savoir qui va payer l’augmentation des coûts de fonctionnement du nouveau périmètre des transports en Ile-de-France reste pendante. Valérie Pécresse s'est d'ailleurs plainte en conférence de presse ce mardi après le conseil d'administration IDFM que l'État n'a pas répondu à ses appels. "Pour l'instant aucun son, aucune image".
"Est-ce que vous pensez que l'on peut augmenter de 20 euros le passe Navigo l'année prochaine ? Pire, est-ce que vous pensez que l'on peut l'augmenter de 30 euros pour pouvoir payer les Jeux olympiques ? Est-ce que vous imaginez que je vais faire payer 7 euros de plus aux usagers rien que pour payer les Jeux olympiques ?", s'interrogeait Valérie Pécresse, la présidente (LR) d'Île-de-France Mobilités, ce mardi. "La réponse est non. Donc, nous avons besoin de recettes supplémentaires", a-t-elle, à nouveau, rappelée.
Parmi les pistes esquissées pour croître les recettes, la présidente d'Île-de-France mobilité veut augmenter le versement mobilité payé par les entreprises, une taxe de séjour sur les chambres d’hôtel notamment pendant les JO ou encore une contribution de la Métropole du Grand Paris. "On a envisagé plein de pistes. Nous attendons ce que le gouvernement va trancher", signale Valérie Pécresse. L’élue (LR) espère "une décision d'ici à la fin du mois" de l'État car l'"horloge tourne et que le temps est compté".