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SNCF : des résultats en berne en 2016

L'entreprise ferroviaire enregistre de très mauvais résultats économiques en 2016, notamment à cause du contexte sécuritaire.

Un train low-cost Ouigo de la SNCF, à la Gare de Lyon (Paris) le 19 février 2013
Un train low-cost Ouigo de la SNCF, à la Gare de Lyon (Paris) le 19 février 2013
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Maxime Magnier

Sur le plan économique, 2016 pourrait bien être l'une des pires années de la SNCF. C'est ce que révèle Le Parisien, ce jeudi 5 janvier, qui évoque des résultats largement en baisse au sein de l'entreprise française. En cause, principalement, les attentats survenus en France depuis deux ans, mais aussi les jours de grève liés aux mobilisations contre la loi Travail.

D'après le quotidien, les activités TGV, Eurostar, Thalys ou encore Ouibus étaient déjà en baisse de 4,7% à la fin du mois d'octobre par rapport à l'année précédente à la même période. Et la légère amélioration du mois de décembre n'a pas empêché la décroissance enregistrée sur la totalité de l'année 2016. "C'est probablement la pire année depuis la crise économique de 2008", estime même une source proche du dossier citée par Le Parisien.

Les attentats ont laissé des traces

Le journal évoque plusieurs causes à ces résultats décevants, comme "le climat de peur qui s'est répandu après les attaques du 13 novembre 2015 en Île-de-France et celle du 14 juillet 2016 à Nice" et qui a engendré un important nombre d'annulations et un désintérêt des touristes pour les services de la SNCF. Si les passagers français ont tout de même sauvé le bilan comptable affiché par la branche TGV, ce fut au prix d'une baisse des prix de la compagnie hexagonale, et donc d'une baisse des recettes.

Mais le contexte terroriste n'est pas le seul à blâmer. En cause, également, les nombreux jours de grève survenus en 2016, essentiellement dans le cadre de l'opposition au projet de loi El Khomri au printemps. Le Parisien rappelle d'ailleurs le calcul qu'avait effectué Guillaume Pépy en juin. Le président de la SNCF avait chiffré le manque à gagner accumulé sur les 23 jours du conflit à au moins 250 millions d'euros.

Plusieurs pistes pour redresser la barre

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Pour faire face à cette situation exceptionnelle, la SNCF a d'ores et déjà prévu de couper dans les dépenses. C'est d'ailleurs ce que prévoit le plan entamé par l'entreprise il y a quelques semaines : "un vaste programme de réduction des dépenses de 5 % par an sur les quatre prochaines années", selon Le Parisien. Parmi les postes visés, celui des salaires, puisque le budget 2017 prévoit notamment la suppression de 1.200 emplois.

De l'autre côté, pour augmenter les recettes, l'entreprise devrait pouvoir compter sur plusieurs bonnes nouvelles, comme l'extension de Ouigo, la branche ferroviaire low-cost du groupe, vers Strasbourg et Bordeaux, ou encore la nouvelle ligne grande vitesse qui reliera Paris à Bordeaux en seulement 2 h 04.

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