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Scandale Volkswagen : le dirigeant américain était au courant depuis début septembre

Le président de Volkswagen en Amérique du nord Michael Horn a affirmé devant le Congrès américain qu'il avait été informé "aux alentours du 3 septembre".

Le président de Volkswagen en Amérique du nord Michael Horn le 8 octobre devant le Congrès américain.
Le président de Volkswagen en Amérique du nord Michael Horn le 8 octobre devant le Congrès américain.
Crédit : MANDEL NGAN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Le 18 septembre dernier, les autorités américaines accusaient Volkswagen d'avoir installé un logiciel truqueur sur des voitures diesel, permettant de tromper les contrôles anti-pollution. Une révélation confirmée le 22 septembre par le groupe, qui affirmait alors que onze millions de véhicules dans le monde étaient concernés. Depuis, de nombreuses enquêtes ont été ouvertes, dont une parlementaire, pour savoir qui était au courant et depuis quand.

Interrogé par le Congrès américain ce jeudi 8 octobre, le président de Volkswagen en Amérique du nord, Michael Horn, a répondu qu'il avait été informé de l'existence de ces logiciels truqués "aux alentours de la réunion du 3 septembre" 2015 entre le groupe automobile et un régulateur californien. "Quelques jours auparavant", a-t-il ajouté.

Une déclaration ambigüe

Pourtant son précédent témoignage, dont le texte a été mis en ligne mercredi sur le site du Congrès, était plus ambigu. "Au printemps de 2014 (...) on m'a dit qu'il y avait une non-conformité des émissions qui pouvait être corrigée. Je suis informé que les régulations de l'EPA comprennent plusieurs sanctions pour non respect des normes d'émission", y déclarait-il. Ces propos ont conduit nombre d'experts à penser qu'il était informé du problème des logiciels truqueurs plus d'un an et demi avant que celui-ci ne soit rendu public.

Mais jeudi, il a tenu à clarifier ses déclarations devant les élus américains, très remontés contre le constructeur. "Je veux être clair : quand j'avais été mis au courant de la procédure de l'EPA, on ne m'avait pas dit et je n'avais moi-même aucune raison de suspecter ou de croire que nos véhicules étaient équipés d'un (tel) logiciel", a affirmé le responsable qui a par ailleurs présenté les "sincères excuses" du groupe. Interrogé pour savoir s'il estimait avoir été personnellement trompé sur la question des logiciels truqueurs, il  a répondu laconiquement : "oui".

Des perquisition au siège allemand

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Outre cette audition, l'affaire Volkswagen a pris un nouveau tournant ce jeudi avec la perquisition ce jeudi a mené des perquisitions au siège de Volkswagen à Wolfsburg, ainsi que d'autres bâtiments, pour tenter d'identifier les responsables.


"Le but des perquisitions était de saisir des documents et des supports informatiques", susceptibles de permettre d'identifier les employés impliqués dans le trucage de onze millions de véhicules dotés d'un logiciel trompant les contrôles anti-pollution, a expliqué le parquet de Brunswick (nord) dans un communiqué.

Le week-end dernier, le journal allemand Bild affirmait que plusieurs ingénieurs employés par Volkswagen avaient avoué avoir truqué les moteurs diesel, et ce dès 2008. Le nombre de personnes concernées, leur identité et leur niveau dans la hiérarchie du groupe reste encore à déterminer. 

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