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Retraite chapeau de Mestrallet : l'État souhaite durcir les règles à l'avenir

L'État ne demandera pas au PDG de GDF-Suez de renoncer à sa retraite chapeau car elle est conforme aux lois en vigueur. Mais le gouvernement souhaite durcir les règles à l'avenir.

La veille de l'ouverture de l'Université du PS à La Rochelle, Emmanuel Macron s'en est pris aux 35 heures.
La veille de l'ouverture de l'Université du PS à La Rochelle, Emmanuel Macron s'en est pris aux 35 heures.
Crédit : FRED DUFOUR / AFP
Retraite chapeau de Mestrallet : l'État souhaite durcir les règles à l'avenir
01:33
Martial You & Benjamin Hue

Gérard Mestralet pourra garder sa retraite chapeau de 21 millions d'euros. Même si cette idée déplaît au gouvernement. L'État ne demandera pas au PDG du groupe industriel GDF-SUEZ d'y renoncer. Et pour cause, celle-ci est conforme aux règles en vigueur. 

En l'occurrence, le code Afep-Medef, qui fixe la ligne à suivre pour les entreprises cotées en bourse. Ce qui n'empêche pas Emmanuel Macron, le nouveau ministre de l'Économie, qui s'était dit choqué lorsque le Canard Enchaîné avait sorti l'information, de continuer à désapprouver ce principe.

L'État votera contre ce type de résolution à l'avenir

Gérard Mestrallet pourra donc bénéficier de 831.641 euros par an de retraite complémentaire, soit 21 millions d'euros en 25 ans. Selon le code Afep-Medef, qui représente les 100 plus grandes entreprises de l'Hexagone, la retraite-chapeau ne doit pas dépasser 40% du salaire. Avec 3 millions d'euros par an, Gérard Mestrallet est dans les clous.

Le principe avait été voté en 2011 sous Nicolas Sarkozy. Le gouvernement actuel ne reviendra pas dessus. Mais il se charge de faire savoir qu'li y est opposé. 

À écouter aussi

L'entourage du ministre est très clair. La prochaine patronne, sans doute Isabelle Kocher, n'aura pas droit aux mêmes avantages qu son prédécesseur. En tout cas, les quatre représentants de l'État - actionnaire de GDF-Suez à 33% -  qui siègent au conseil d'administration de l'entreprise s'y opposeront. 

Macron songe au "Name and shame"

Mais le ministre de l'Économie veut aller plus loin. Selon nos informations, un comité d'experts nommé par ses soins va imposer prochainement un classement des 100 plus grosses sociétés du pays établi en fonction de la rémunérations des grands patrons, de la place des femmes dans l'État-major, de la consultation des petits actionnaires et du pouvoir des salariés dans l'administration. 

Un palmarès qui permettra de pointer du doigt les mauvais élèves, à la manière du "Name and shame". Une pratique prisée par les Anglo-saxons qui consiste à lister et blâmer publiquement les entreprises en tort. Une initiative qui était déjà dans les tuyaux de la droite au pouvoir, après une série de suicides à France Télécom à l'automne 2008.

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