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Représentation des salariés : pourquoi les négociations syndicats-patrons ont échoué

REPLAY / ÉDITO - La vieille formule entre les syndicats et le patronat ne fonctionne plus. Les négociations ont été un échec.

Christian Menanteau
Christian Menanteau
Crédit : RTL
Représentation des salariés : pourquoi les négociations syndicats-patrons ont échoué
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Représentation des salariés : pourquoi les négociations syndicats-patrons ont échoué
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Le dernier round sur la représentation des salariés et la simplification du mille-feuille des instances sociales s’est conclu hier par un échec. Simple incident de parcours ou un accident plus grave ? 

C’est une vraie sortie de route. Les partenaires sociaux ne pourront pas se cacher derrière des communiqués alambiqués. Cet échec est symbolique et il sera lourd de conséquences. Ce revers collectif est exemplaire du manque de maturité des représentants des salariés comme des entreprises.

Levier de la modernisation

C’est un coup d’arrêt à l’indispensable dialogue entre les différents patronats et les syndicats. On sait pourtant que c’est une des clés de l’efficacité dans une entreprise. Les Allemands, les Suisses et même les Américains en font une démonstration permanente. C’est enfin une terrible rebuffade pour le président de la République qui a fait du dialogue social une priorité. François Hollande a fait le pari que ce dialogue serait le levier de la modernisation de notre économie, un atout pour sa compétitivité et un signal fort vers Bruxelles.

Cet accord sur la simplification des instances représentatives va renaître sous une forme ou une autre. Mais avec quelle ambition et quel crédit ? Après cet échec, la question de la représentativité des partenaires sociaux va de nouveau être posée

Les entreprises ont besoin d’affiner l’accord sur la sécurisation de l'emploi

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Les patronats qui sont éclatés entre le Medef, la CGPME et l’UPA ne couvrent qu’un volant peu constructif des entreprises françaises en raison de leurs intérêts trop divergents. Les syndicats de salariés eux en dépit de leurs diversités et de leurs oppositions ne fédèrent que 8% des salariés et pensent parfois plus à préserver l'emploi de leurs permanents qu'à faire bouger les lignes.

Quant aux Français, ils sont si mal informés de ces sujets complexifiés à l’extrême que ces tribulations les laissent désormais insensibles. Et pourtant cet échec ne fait que des perdants : les entreprises qui ont besoin d’affiner l’accord sur la sécurisation sur l’emploi peuvent passer un tour. Les salariés inquiets ne doivent plus rien attendre du rendez-vous sur les retraites complémentaires de mi-février et pour finir, les partenaires sociaux ont perdu une occasion de ne pas se discréditer un peu plus. 

Revenir aux vieilles pratiques

Comment sortir de cette impasse ? En redonnant les clés du camion au gouvernement. On va revenir aux vieilles pratiques. Sur scène les partenaires forts en gueule vont réclamer mouvement et modernité laissant en coulisse le législateur et l’administration pondre des textes qui évidemment feront rugir tout le monde. Et le hamster du dialogue social enfermé dans son carrousel de postures et de petites phrases repartira pour un tour. 

La note du jour

12/20 à Anne Hidalgo. La maire de Paris relance son projet d'une grande Tour Triangle dans la capitale en tenant compte des critiques de l'opposition et des réalités économiques locales.

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