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La polenta et des patates pour peindre dans "Maison, jardin, cuisine, brocante"

REPLAY - Au programme de ce dimanche, la recette pour une polenta réussie et quelques astuces déco avec des légumes.

La polenta, ma chérie
La polenta, ma chérie
Crédit : Flickr / bottega
La polenta et des patates pour peindre dans "Maison, jardin, cuisine, brocante"
12:24
Thierry Denis

Brocante : Bernard Frizza, l'artisan qui sait tout faire

Un certain Bernard est à l'honneur aujourd'hui. Il fait partie de ceux qu’il faut absolument avoir dans son carnet d’adresses. D'abord il est artisan, et ça, ça mérite toute notre attention. Mais ses talents sont multiples. Bernard Frizza est artisan, restaurateur et créateur. Pour le rencontrer il faut aller à Lyon. Bernard a d’abord été enseignant dans le domaine des arts du métal à l’école Boulle à Paris, il restaure avec un amour et une patience infinies des objets en régule, en étain, des statues et des luminaires en bronze, il ré-argente ou re-dore des couverts, et toutes sortes d’objets en argent. 

Des objets qu’il chine lui aussi, ou que des particuliers lui apportent, dans l’espoir que la belle pièce qu’ils ont dénichée dans une brocante ou héritée, puisse retrouver son lustre d’antan. Et quand vous verrez le résultat, vous penserez que Bernard a de la magie entre les mains. Et il peut évidemment reproduire les pièces manquantes à un bel objet ancien.

 
Pour parfaire le tableau, il faut savoir que Bernard a racheté il y a 5 ans un atelier de bronze d’art, et il y a 2 ans, il a repris la dernière orfèvrerie de Lyon. Ce qui lui permet aujourd’hui de répondre à pas mal d’exigences de la part de particuliers ou de professionnels. Avec son équipe, il œuvre dans des domaines aussi variés que les luminaires, la serrurerie décorative, le bronze d'ameublement, les attributs de drapeaux, l'orfèvrerie, l'orfèvrerie religieuse, le soclage d'œuvres d'art, de trophées... Le label d'État "Entreprise du Patrimoine Vivant" lui a été décerné récompensant ainsi l'excellence de son savoir-faire français.


Que les passionnés de beaux objets anciens se rassurent, la restauration se fait dans le respect des techniques de l’époque. Bernard et son équipe nous proposent aussi de chiner pour vous et de découvrir l’objet ancien que vous n’arrivez toujours pas à trouver et dont vous rêvez. Comme il a acquis pas mal de connaissances, il a un bon réseau qui peut lui permettre de mettre la main dessus et de le restaurer si besoin bien sûr.

Cuisine : polenta, ma chérie

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Polenta, ma chérie, cette sublime préparation à la fois italienne, savoyarde et corse, qui, derrière ses allures de brouet plus ou moins épais est tout ce qu’il y a de sexy et de réconfortant. À la base, c’est une farine de maïs, tantôt jaune, tantôt blanche, tantôt rougeâtre, qu’on va travailler à l’eau ou au lait, et qui va progressivement épaissir. Et en fonction de la recette que l’on va choisir, on va faire la polenta plus ou moins épaisse, ou plutôt fluide. Deux options pour un même produit : c’est le luxe.


Il faut d’abord faire bouillir un liquide : généralement moitié eau, moitié lait, mais on peut aussi faire bouillon de légumes très léger et vin blanc, 100% lait même pour une polenta sucrée. Quand votre liquide arrive à ébullition, c’est là qu’il faut être très vigilant : la polenta se verse en pluie, doucement, en mélangeant sans arrêt pour ne pas vous retrouver avec un gros paquet de grumeaux. Avec les polentas qui ne sont pas instantanées, il faut utiliser beaucoup, beaucoup d’huile de coude, et touiller sans arrêt pendant une bonne demi heure, voire 45 minutes, voire une heure pour les plus costaudes. Mais c’est indispensable sinon vous vous retrouvez dans la cocotte avec un bloc de béton - c’est assez peu appétissant. 

Avec les polentas instantanées, c’est plus facile. Ça vous prendra dix minutes, on peut s’y prendre presque au dernier moment. Alors la touche finale, c’est l’assaisonnement, en fonction de ce que vous voulez faire de votre polenta : option un, vous la gardez bien souple, pour accompagner par exemple une pintade à la broche ou un rôti de porc bien moelleux, la détendre avec de la crème fleurette, pour le côté onctueux, parmesan râpé évidemment, un peu de thym frais, un soupçon d’ail haché.

Deuxième option : vous laissez prendre la polenta sur une plaque à pâtisserie, vous la lissez bien, vous la tassez sur 3 centimètres d’épaisseur, puis quand elle est bien ferme, vous la coupez en grosses frites et vous les faites revenir pendant 5 minutes à la poêle. Il faut que ce soit un peu grillé à l’extérieur, très moelleux à l’intérieur. Avec une salade un peu amère, c’est très bien. Très nourrissant et pas si compliqué à faire.

Jardin : la délicate affaire du Sedum

Sedum Sieboldii
Sedum Sieboldii
Crédit : Thierry Denis

Le Sedum sieboldii n'est pas simple à cultiver. On peut rencontrer des soucis qu’ont souvent les jardinières avec les plantes vivaces qu’elles cultivent en pot. Par exemple avec celle-ci, il faut prévoir un espace large avec de la terre pour lui permettre de pousser vite. Quand il est cultivé en pot, la Nature ne peut pas faire grand-chose. Il y a peu de terre dans le pot. Cela ne suffit pas. Il faut que la jardinière fasse office de maman nourricière et donne de l’engrais.

Quand le Sedum est un peu malsain au centre, décoloré, l’explication est simple. Au fil des mois, la terre s’est tassée dans le centre du pot au point de faire une cuvette. Juste là où la plante fait ses racines. À chaque fois qu'on l'arrose, l’eau se précipite au milieu. Et si on arrose trop, l’eau stagne au collet de la plante. Quand on plante un sedum en pot, ou n’importe quelles vivaces rustiques, on met la terre en butte, comme une taupinière. Dans le pot, la terre du centre sera 5 cm plus haute que la terre de la périphérie. On plante au sommet. Comme ça, l’eau ne stagne pas.

Maison : une peinture à la pomme de terre

La pomme de terre, c’est pour une déco sur le mur. On fait une purée qu’on mélange à du blanc de Meudon avec des pigments. Cette pomme de terre, nous allons l’utiliser comme un tampon pour peindre un motif sur le mur. On coupe la pomme de terre en deux, on pose un motif qu’on a découpé dans du papier et avec un cutter, il faut évider l’extérieur. Si c’est une étoile, on creuse la pomme de terre tout autour pour que l’étoile ressorte. Ensuite on sèche bien la pomme de terre pour enlever l’amidon. Puis on trempe dans un peu de peinture. Deux conseils : dans une assiette en carton, vous étirez un peu de peinture au pinceau et ensuite vous imbibez votre patate. Et surtout, essayez d’abord sur une feuille.

Avec une aubergine, on va l’utiliser comme empreinte mais pour décorer une nappe. C'est le même principe : Coupez-la en 2 et dessinez un motif au crayon sur chaque face coté chair, puis avec un couteau, retirez 1 cm sur le pourtour. Pour le dessin, c'est libre à chacun, mais ce qui est intéressant c’est de respecter le sens de la longueur. Il faut profiter de la forme allongée de ce légume. Et même sans rien dessiner, c’est sympa.

Ensuite, on trempe dans la peinture pour tissu que vous allez déposer sur la moitié d’aubergine. On applique l’aubergine sur le tissu. On joue avec les formes : une aubergine dans un sens puis juste à coté l’autre dans l’autre sens. Il y a deux possibilités : soit vous recouvrez toute la nappe avec ces formes, soit vous décorez juste les bords. Vous laissez sécher. Vous repassez à fer assez chaud pour fixer la peinture et voilà une nappe faite maison.

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