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La baisse de notre déficit commercial est une demi-bonne nouvelle

REPLAY / ÉDITO - Notre déficit commercial s’est sensiblement réduit en 2015 à un peu plus de 45 milliards d'euros. C'est notre moins mauvaise performance depuis 2009.

Christian Menanteau
Christian Menanteau
Crédit : Romain Boé / SIPA / RTL
La baisse de notre déficit commercial est une demi-bonne nouvelle
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La baisse de notre déficit commercial est une demi-bonne nouvelle
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Loïc Farge
Loïc Farge

Il y a trois raisons principales à l'amélioration de notre commerce extérieur. Les deux premières ne sont en rien le résultat de nos efforts. Il y a d’abord la grande faiblesse de l’euro par rapport au dollar. Ce fut un coup de pouce magistral pour nos ventes dans toutes les zones économiques où les transactions se font dans la monnaie américaine. Il y a ensuite la spectaculaire baisse des prix du pétrole et des matières premières. Pour le seul pétrole, c’est un bonus pour nos comptes de 15 milliards. Le troisième élément de cette amélioration est plus positif : c’est un petit retour de dynamisme de nos entreprises sur les marchés extérieurs, puisque 4.000 nouvelles sociétés ont défriché et remporté des marchés à l’étranger. Cela a permis de stabiliser la part du "made in France" dans le commerce mondial. Une stabilisation à un faible niveau, mais nous ne reculons plus.

C’est  donc une amélioration toute relative. On peut parler de demi-bonne nouvelle. Il serait incongru de se réjouir d’un déficit commercial qui est supérieur à 45 milliards quand nos voisins outre-Rhin sont assis sur un excédent de 200 milliards. Dès que l’on est un peu plus précis, les motifs d’inquiétude sont sérieux. Le "made in France"  industriel est très peu attractif. Nous achetons à l’étranger 25 milliards de plus que nous ne vendons de productions issues de nos usines et ateliers. Cette faille s’est encore élargi en 2015.

À l’exception de l’aéronautique, du luxe et de la cosmétique, nous perdons du terrain partout

Christian Menanteau

En fait, à l’exception de l’aéronautique, du luxe et de la cosmétique, nous perdons du terrain partout. L’agriculture elle-même patine. Il n’y a plus que les vins et spiritueux pour tenir cette boutique. Notre ancien domaine d’excellence est dominé par l’Allemagne, les Pays-Bas et au gré des productions par l’Espagne et l’Italie. S’il fallait un symbole de nos reculs : nous ne sommes plus depuis  2015 le premier partenaire économique de Berlin.

L’objectif affiché par François Hollande de zéro déficit commercial hors achat d’énergie, à la fin du quinquennat est-il crédible ? Ce pari n’est pas gagné d’avance. La compétitivité de nos entreprises et le rapport qualité/ prix de leurs productions restent notre talon d’Achille. Si les services restent encore bien positionnés, notre industrie traditionnelle ou high-tech joue en deuxième division.

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