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L'Union européenne a gaspillé 6,3 milliards d'euros en 2014

REPLAY - REPLAY / ÉDITO - L'UE, jamais avare de conseils de rigueur, vient de se faire épingler par la Cour des comptes européenne pour sa mauvaise gestion financière.

L'Union européenne a gaspillé 6,3 milliards d'euros en 2014
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L'Union européenne a gaspillé 6,3 milliards d'euros en 2014
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Loïc Farge
Loïc Farge

L’Union européenne vient de se faire sévèrement taper sur les doigts pour sa gestion. Elle gaspille à qui mieux mieux les fonds qu’elle attribue aux États. Un gâchis qui s’élève à la modique somme de 6,3 milliards. Une somme conséquente quand on sait l’impossibilité budgétaire qu’il y a, par exemple, à financer un fonds spécial pour faire face aux problèmes migratoires. Au total, ce gaspillage représente 4,4% des 145 milliards qui ont été dépensés ou investis l’an dernier. C’est une marge d’erreur d’autant plus considérable qu’elle succède à des dépenses inutiles d’un niveau absolument identiques pour les budgets 2013 et 2012. À l’évidence, l’organisation européenne est plus prompte à exiger rigueur et bonne gestion de ses pays membres qu’à l’imposer dans ses pratiques.

La liste des gaspillages est aussi longue qu’un CV d’eurocrate : attributions injustifiées de marchés publics, aides agricoles détournées (des subventions à des terres déclarées arables qui sont en réalité des pistes de moto cross), milliers d’heures de formation fantômes ou financement d’infrastructures inutiles. Le pompon revient au financement des aéroports régionaux : 666 millions pour vingt d’entre eux, dont huit en Espagne. Ce pays qui décroche la palme avec l’aérodrome de Cordoue, financé pour accueillir 180.000 passagers par an. Il en a reçu au mieux 7.000. Le contribuable européen a financé un Stade-de-France pour accueillir l'équipe communale de Auterive dans le Gers.

L'Europe peine à corriger ces dérives

Christian Menanteau

Mais en la matière d'aéroport, Cordoue n’est qu'un amuse-bouche. Le plat de résistance est allemand, avec l’aéroport international de Berlin. Le naufrage de ce projet nous déjà coûté 2,5 milliards à l'Europe. Et tout indique que cette faillite du "Deutsche Qualität" n’est pas définitivement soldée.

La Cour des comptes européenne n’a aucun pouvoir de sanction. Alors sauf détournement criminels de fonds, la chaîne des responsabilités entre les politiques et les technocrates, en passant par les experts, est trop diluée pour qu’on puisse sanctionner les acteurs. Mais il y a pire : l’Europe peine à corriger ces dérives. Le niveau de gabegie reste constant depuis des années en dépit des rapports très argumentés qui dénoncent ces dérapages. Ce qui, à la longue, devient très irritant.

Le bloc-notes

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Belle série pour l’industrie française : Alstom décroche un contrat géant en Inde (800 locomotives pour 2,8 milliards) ; Veolia va dessaler l’eau de la mer Caspienne pour le Kazakhstan ; et Vinci va exploiter pour 44 ans l'aéroport d'Osaka au Japon.

La note du jour

15/20 à Marisol Touraine. En s’opposant au démembrement de la loi Evin sur la promotion de l’alcool, elle est cohérente avec les politiques sanitaires des 15 derniers gouvernements. Paradoxal de durcir les limitations de vitesse sur route et d’encourager le relâchement pour l’alcool.

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