3 min de lecture Obésité

L'obésité coûterait 2.000 milliards de dollars par an

REPLAY / ÉDITO - Selon une étude du cabinet de conseil américain McKinsey, le coût de l'obésité dans le monde est évalué à plus de 2.000 milliards de dollars chaque année.

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Le coût annuel de l'obésité évalué à plus de 2.000 milliards de dollars Crédit Image : Damien Rigondeaud | Crédit Média : RTL | Date :
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François Lenglet Journaliste RTL

Plus de 2,1 milliards de personnes dans le monde - soit près de 30% de la population mondiale - sont en surpoids ou obèses, une tendance qui touchera la moitié des adultes dans le monde d'ici 2030, selon une étude du McKinsey Global Institute publiée jeudi 20 novembre.

L'étude évalue le coût annuel de l'obésité et du surpoids à 2.000 milliards de dollars. C'est autant que le coût des guerres ou que celui du tabagisme. Ce serait le fléau le plus important des temps modernes.

Autant que le coût des guerres ou du tabagisme

L'obésité est responsable de 5% des décès sur la planète. Elle occasionne des dépenses de santé considérables à cause des maladies que le surpoids provoque (diabète, cancer, maladies du cœur). En Angleterre, le coût de ces maladies est équivalent au budget additionnés de la police, des pompiers, de la justice et des prisons.

Le surpoids diminue aussi l'efficacité des gens qui en sont victimes, leur productivité au travail. Au total, cela amputerait de 2,8% le PIB mondial (l'équivalent du produit intérieur brut de l'Espagne !)

Les obèses pourraient être plus de 40% des terriens dans quinze ans

François Lenglet
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L'obésité, un problème de pays riches ? Historiquement, c'est vrai. Mais cette maladie progresse à vitesse incroyable dans les pays émergents. Au Mexique ou dans les pays du Golfe, par exemple, le taux est désormais équivalent à celui des États-unis. Au total, 30% des habitants de la planète sont obèses ou en surpoids. Ils sont deux fois et demi plus nombreux que les mal nourris. Ils pourraient être plus de 40% des terriens dans quinze ans, selon l'étude.

C'est la croissance économique qui dérègle les habitudes alimentaires. D'abord à cause de l'urbanisation qui accompagne généralement le décollage économique. Dans les zones urbanisées, on ne fait plus ni marche à pied ni vélo. Le stress augmente avec les transports en commun. On mange plus vite, mal et à heures moins régulières. Dans les villes indiennes, par exemple, il y a trois fois plus d'obèses que dans les campagnes.

L'autre cause, c'est la mondialisation de la malbouffe, avec le développement des multinationales du soda et du snacking, des produits très sucrés ou très gras.

On peut faire reculer l'obésité

Il reste quand même des pays développés qui échappent à cette catastrophe de santé publique. C'est le cas des pays d'Europe du Nord, mais aussi de la France, qui ont des taux inférieurs à 20%. Le Japon et la Corée du Sud font encore mieux, grâce à leurs habitudes alimentaires.

En France, ce qui a limité l'obésité, c'est la résistance du repas familial pris à table, et non pas pris à la va-vite devant la télévision, comme aux États-Unis ou au Royaume-Uni, qui ont des taux de surpoids de 25 à 30%. Mais, entre 2000 et 2013, aucun pays au monde n'a vu son taux d'obésité diminuer. C'est au mieux une stabilisation.

La résistance du repas familial pris à table a limité l'obésité en France

François Lenglet
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On peut vraiment faire reculer l'obésité. Mais c'est une affaire complexe. Elle nécessite à la fois une prise de conscience des citoyens et des politiques publiques. Avec de la prévention, de l'éducation, bien sûr, mais aussi une vigilance plus grande sur les repas pris à l'école, l'interdiction des machines à vendre des aliments gras ou sucrés dans les lieux publics fréquentés par des jeunes.

Il y a aussi une pression à exercer sur les entreprises de l'alimentaire, pour qu'elles réduisent les portions standard, et pour qu'elles diminuent la quantité de sucre dans les aliments.

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