2 min de lecture Environnement

L'éolien en mer est en retard en France

REPLAY / ÉDITO - La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, vient d’annoncer le lancement d’un troisième projet d’éolien de pleine mer. Pourquoi une décision aussi rapide ?

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L'éolien en mer est en retard en France Crédit Image : DR | Crédit Média : RTL | Date :
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Loïc Farge
Loïc Farge
Journaliste RTL

Il s'agit de tenter d’enrayer un retard qui ne cesse de se creuser vis-à-vis de nos principaux voisins. L’éolien en mer est en plein essor dans le monde et en Europe. Mais ce sont l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le Danemark qui font la course en tête. Nous n’avons, à ce jour, réalisé que le tiers des objectifs fixés par le "Grenelle de la mer" en 2009. En clair, nous n’avons ni exploité au mieux nos 3.500 kilomètres de côtes (le deuxième gisement éolien d’Europe), ni concrétisé l’ambition d’une filière industrielle avec des centres de recherche, des usines et des emplois capable de répondre à nos besoins et de conquérir les marchés internationaux. Il est par ailleurs prévu - plus personne ne l’ignore - que 40% de notre électricité sera renouvelable à l’horizon 2030. Pour l’instant, l’éolien en mer n’en prend pas sa part.

Si l’Allemagne est avec Siemens largement en tête du peloton, c’est parce qu’elle a bénéficié d’une politique très volontariste de Berlin. L’équipe d'Angela Merkel a un plan, elle s’y tient et elle fait confiance aux industriels pour le mettre en œuvre. C’est beaucoup plus compliqué chez nous. Notre filière énergétique est en pleine recomposition. Alstom Energie s’appelle désormais General Electric. Areva, face à ses graves difficultés, se recentre sur le nucléaire et nos entreprises sont financièrement limitées. Ce qui n’est pas un atout dans une activité où il va falloir investir 10 milliards d'euros. Cerise sur le gâteau : le géant allemand va s’associer avec l’Espagnol Gamesa, qui était encore hier le partenaire d’Areva dans l’éolien de pleine mer.

Mettre rapidement nos atouts sur la rable

Il nous reste quelques beaux atouts. Mais il va falloir très vite les poser sur la table. La bonne martingale pourrait être un tandem que l’on connait bien : le couple Alstom-GE. Ils sont aujourd'hui très impliqués dans l’éolien en mer. Le siège mondial de l’Américain pour cette activité est en France, son patron est français, et Nantes en est l’épicentre - c’est là que se trouvent les usines.

Rien n’est donc encore perdu, mais les Français sont loin du peloton de tête. Siemens a raflé 60% du marché en 2015, le Danois Vestas fait équipe avec un champion japonais, et on a un peu le sentiment que nos expertises dans les chantiers navals, la métallurgie, l’océanographie ou l’aéronautique sont sous exploitées.

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