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Grogne sociale : la semaine de la "convergence des luttes" ?

ÉDITO - Cinq jours de mobilisation sociale sur sept sont prévus entre le 30 avril et le 6 mai. Cela fait beaucoup. Est-ce la "convergence les luttes" promise par la CGT ?

Une manifestation de la CGT contre la réforme ferroviaire du gouvernement, le 24 avril 2018 à Paris
Une manifestation de la CGT contre la réforme ferroviaire du gouvernement, le 24 avril 2018 à Paris
Crédit : AFP / ALAIN JOCARD
Grogne sociale : la semaine de la "convergence des luttes" ?
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Martial You & Loïc Farge

La semaine qui débute va être fortement marquée par la grogne sociale. Et cela va bien au delà du traditionnel 1er Mai. Prenez votre éphéméride, ça donne le tournis. Dès ce lundi 30 mars au soir, Benoit Hamon, Olivier Besancenot et Pierre Laurent se réunissent sur la Place de la République.

Mardi 1er mai, il y aura les défilés du 1er mai. Jeudi 3 et vendredi 4 mai, il y aura deux nouvelles journées de grève chez Air France et à la SNCF. Samedi 5 mai ce sera "la Fête à Macron", un appel à manifester organisé par la France Insoumise. Tout ça, en attendant, la réunion sur la SNCF organisé lundi 7 mai à Matignon. On a rarement eu un tel tir groupé en une semaine.

Est-ce que ces grognes ont une chance de faire un mouvement de masse, un printemps social (la fameuse "convergence des luttes" ?). C'est le rêve des politiciens actuellement. Pas forcément celui des syndicats. La France Insoumise, Besancenot, Hamon ou Laurent essaient d'agréger les étudiants, les ouvriers, les fonctionnaires des hôpitaux ou des Ehpad. Les syndicats, eux, sont plus prudents.

Les syndicats en ordre dispersé

Vous avez peut-être entendu le patron de Force OuvrièrePascal Pavageau, dimanche sur RTL. Pour lui, le terme de "convergence des luttes" est un peu désuet, un peu vieillot. La CGT a essayé d'entraîner d'autres fédérations dans la foulée du mouvement des cheminots - les électriciens et les éboueurs, notamment -, mais ça n'a pas pris.

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La force de mobilisation des syndicats est beaucoup plus faible qu'avant. La solidarité de classes, aussi. Et puis le chômage de masse et les questions de pouvoir d'achat font peur et empêchent les gens de se mobiliser. C'est un constat que font tous les syndicats : le nombre de grève s'est effondré depuis la crise de 2009 : 187 jours de grève pour 1.000 salariés en 2005 (oui, c'est un comptage bizarre mais retenez juste l'évolution !) contre 74 jours en 2015.

Les syndicats eux-mêmes vont défiler en ordre dispersés le 1er mai. On est loin de l'union contre le gouvernement. Mais le risque de convergence n'est pas à exclure. Bon d'abord, hormis quand le FN est au second tour de la présidentielle, le 1er Mai est rarement unitaire. Mais quand on regarde bien les enquêtes d'opinion, on voit que trois Français sur quatre disent qu'ils ne sont pas dérangés par la grève des cheminots.

Les Français des "grandes ville" vs les autres

Qui plus est, il y a derrière le combat de la SNCF, un discours qui trouve un certain échos : celui de la défense des Français de province. Des Français oubliés qui vivent dans les petites villes moyennes, ceux qui voient les services publics fermer.

Emmanuel Macron serait le président de ceux qui réussissent dans "les grandes villes" contre les autres. Ce discours-là peut coaliser une révolte. Pascal Pavageau a eu cette phrase très forte pour beaucoup de Français : "Emmanuel Macron est le Président des "premiers de cordée ? Il y a 10% de premiers de cordées qui n'ont pas besoin de l'État et 90% de premiers de corvées".

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Olivier Besancenot a dit, lui, qu'on était "tous le cheminot de quelqu'un". Ces discours-là peuvent coaliser. Surtout si le gouvernement ne donne pas des réponses claires dans une semaine sur la dette ou les investissements dans le ferroviaire.

La note du jour

17/20 au constructeur de bus chinois BYD. Toutes les cinq semaines, il met en circulation 9.500 nouveaux bus électriques (l'équivalent de tous les bus rouges de Londres !). Cela permet de lutter contre la pollution catastrophique en Chine, mais aussi d'économiser 500 barils de pétrole par jour.

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